11 déc. 2008

Les robots et les ordinateurs peuvent-ils s'humaniser?

Bonsoir !

Comme vous avez pu le constater, il n’y a eu aucun billet hier. Pourquoi ? Pour une raison très triviale, j’avais vraiment besoin de dormir ! z_z ^^ Ainsi, après avoir passé une journée reposée, j’aimerai vous ‘parler’ du véritable premier manga que j’ai lu, alors même que j’ignorais ce que c’était. Je devais avoir à peine dix ans et j’étais venue rejoindre mon père dans la section adulte/adolescent des bandes dessinées. C’est alors que contre le mur du fond, je découvrais des livres composés exclusivement d’images, c’était une B.D. en forme de roman. Je n’en revenais pas, autant vous le dire. J’ai donc explorer un peu ce nouvel univers et trouvé l’histoire d’un robot. Et, à l’époque, je n’avais pas besoin d’en savoir plus ! Voici donc, ma première expérience du manga : “Astro, le petit robot” ou “Astro boy”.

A ce moment là, je n’y voyais qu’une série d’aventures passionnantes avec un robot que j’aurais voulu être. Malheureusement, lorsque j’eus lu tout les volumes présents, je ne pris pas vraiment la peine de regarder les autres séries. Ainsi, ce n’est que plusieurs années plus tard, dix en fait, que je redécouvris véritablement ce monde grâce à l’impulsion régulière d’un ami un tantinet g33k qui se reconnaîtra :p La première série que je lu alors était encore une histoire de robot ! Décidément ^^’ Néanmoins, cette fois, j’étais assez mature pour en comprendre le message, un de ceux qui me poussent souvent à réfléchir. Quelle était cette nouvelle série ? “ChobitS”, bien sûr !

Astro était, et est toujours, un robot construit à l’origine pour remplacer un fils disparu. Aussi son créateur a-t-il fait en sorte de le rendre autant humain que possible. Et, on peut dire qu’il avait créé toute la base nécessaire à cela. Pendant un temps, il remplit donc le rôle pour lequel on l’avait créé. Seulement, un robot, ça ne grandit pas, ou plutôt, ça ne croît pas. Cela rappela alors à son créateur qu’il n’était pas son fils, mais une machine. Furieux contre lui-même, il chassa sa création de chez lui, il la répudia. Heureusement, Astro trouva un nouveau protecteur auprès duquel il obtient ce nom. A partir de ce moment, il fera son possible pour comprendre les humains, comprendre ce qu’est l’amitié, l’amour, la sagesse, la trahison, la colère et la haine, le courage, la vengeance, la patience, la famille… Mais surtout, et avant tout, il tentera de comprendre le lien qui unit les hommes et les robots, et tant que possible jouer les intermédiaires.

Dans “ChobitS”, le futur connaît les “persocom” ou “personal computer”. Vous me direz que ce que vous avez est un P.C. et que cela veut dire exactement la même chose, mais imaginez que celui-ci ai des jambes, des bras, un visage et qu’il vous réponde, vous aurez alors une “persocom”. Dans le même ordre, vous connaissez sans doute des personnes qui sont incapables de se passer de leur micro-ordinateur, imaginez alors que celui-ci ressemble à un humain qui ne vous contrarie jamais, qui fait ce que vous voulez, et qui est un ordinateur sur patte avec un corps agréable à l’œil de surcroît, hum ? Imaginez encore que cet ordinateur peut avoir autant l’apparence d’une superbe femme, d’un magnifique mâle, d’une mignonne petite fille, d’un gentil petit garçon et qu’il soit aussi simple d’utilisation que la lumière de votre chambre… Et oui, tout le monde en a un ! Tant et si bien que beaucoup ne noue même plus de relation avec des êtres humains, hormis le strict nécessaire. C’est là qu’interviennent nos deux héros, un campagnard fraîchement arrivé dans une grande ville et une “persocom” très mignonne aussi innocente qu’un nouveau né et avec aussi peu de connaissances. Ajoutez à cela que la “persocom” a nombre de traits humains et vous commencerez à appréhender l’histoire.

Dans le premier cas, nous avons un robot qui veut se rapprocher de la nature humaine. Dans le second cas, nous avons la question de savoir s’il est bon de nouer des relations aussi étroites avec des machines et si elles sont capables de nous le rendre, l’amour peut-il être réciproque ? Encore plus loin dans ce raisonnement, on retrouve “Ghost in the shell” qui se demande où se trouve la frontière entre l’homme, les androïdes et les robots. Lesquels ont-ils une âme ? Néanmoins, je vous avouerais que dans le manga, je n’ai à peu près compris que les deux premiers volumes et rien du tout aux deux suivants. Heureusement, l’anime et les deux films réalisés plus tôt ont parfaitement compris le message et nous l’interprète d’une manière plus compréhensible, en nous en délivrant d’autres par la même occasion !

” Mais qu’est qu’il fait là celui-ci ? s’étonna Sacrieur.
_ Je n’en sais ficthre rien, répliqua Sadida.
_ Féca ! Viens ici, tout de suite ! appela la Déesse.
_ Coucou ! salua cette dernière en apparaissant soudainement entre eux.
_ Qu’est-ce que tu as encore fait ? Qu’est-ce que tu mijotes ? interrogea sa collègue.
_ Rien de spécial, vous avez besoin d’une arbitre, non ? Quelqu’un d’objectif pour juger vos champions…

En vous recommandant vivement ces lectures et visionnages, en particulier “ChobitS” et “Ghost in the shell”, je vous souhaite plein d’étoiles dans les yeux, et, un bon feu !