16 déc. 2011

Secret de Noël ?

Bonjour !

Et oui, cela fait encore un moment que je n’avais écrit ici. Le temps où j’écrivais un billet par jour est bien loin maintenant, de même que ma résolution d’essayer d’en écrire un par mois. Pourtant, le besoin d’écrire est bien là. C’est ce qui me ramène ici en cette veille de vacances de Noël. Cette histoire que je vais vous conter relève purement de l’imaginaire, mon imaginaire. J’espère juste que vous tiendrez compte que cela fait longtemps que je n’avais couché sur le papier « numérique » cette folie douce qui se révèle être cet imaginaire. Comme vous pouvez le constater à mon phrasé alambiqué. Commençons donc :

En ce dernier jour d’école, Marinne est effrayée, angoissée, stressée. Elle n’arrive plus à suivre les discours des professeurs. Elle a des absences qui finissent inévitablement par être remarquée. Dés la deuxième heure de cours, le professeur d’Histoire-Géographie, M. Lann, l’envoie dans le bureau de la C.P.E. en compagnie du délégué de classe, Jérémy. Mlle Bihoué est débordée aujourd'hui. Les deux cent élèves en pensionnat vont rentrer chez leurs parents le soir même et des imprévus de logistique se manifestent les uns après les autres. Aussi, a-t-elle peu de temps à accorder à Marinne lorsqu'elle arrive avec un mot de M. Lann qui s’inquiète de son état. Pourtant, cela ne lui ressemble pas. Marinne a toujours été une assez bonne élève, sérieuse et appréciée de ses camarades. Ses cheveux châtains, ses yeux en amande et ses taches de rousseur y étant pour beaucoup auprès des garçons. Mais, ce matin là, elle semblait s’être repliée sur elle-même, les mains jointes, les genoux ne semblant plus vouloir se quitter, comme si elle avait été prise en faute ou détenait un secret qu’elle avait peur de dévoiler. Mlle Bihoué renvoya Jérémy à son cours. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait une telle attitude et elle savait par expérience qu’il valait mieux ne pas la brusquer. Elle l’invita donc à s’asseoir puis lui posa quelques questions de routine. Marinne lui répondit brièvement sans chercher à se confier. Mlle Bihoué décida d’attendre avant de se montrer plus insistante et repris son travail interrompu.

Une demie-heure plus tard, la cloche signalant la pause du matin sonna. Le brouhaha des élèves sortant des classes se fit peu à peu entendre à mesure qu'ils s'approchaient de la cour. Marinne ne bougea pas de son siège et continua à entortiller le bas de sa robe autour de son doigt. Quinze minutes passèrent et la cloche de reprise sonna. Décidant d’abandonner pour cette fois, Mlle Bihoué lui demanda de retourner dans sa classe après lui avoir assurée qu’elle pouvait revenir à tout moment pour lui parler si elle en avait le besoin, et de suivre un peu mieux ses cours. Elle s’empressa de sortir et de rejoindre ses camarades. Son amie, Valentine, attendait à la porte de la salle avec ses affaires. Elles entrèrent ensemble au moment où M. Jourdain, le professeur de Français, s’installait à son bureau. Valentine dû donc attendre le midi pour questionner son amie. Elle n’eut pas plus de succès que la C.P.E. et abandonna à son tour. Néanmoins, voyant que Marinne ne se calmait pas, bien au contraire, elle revint à la charge à la pause de l’après-midi, en vain. Finalement, elle eut sa réponse lorsqu’elles se dirigèrent vers la sortie. Une personne étrange se trouvait parmi les parents venus chercher leurs enfants. Elle était habillée de bottes noirs, d’un pantalon, d’un manteau et d’un bonnet rouge aux ourlets en laine blanche, elle avait même une barbe blanche qui semblait authentique. Elle se trouvait devant une voiture rouge décorée comme un sapin de Noël avec des guirlandes et des boules de Noël. À leur arrivée, elle discutait joyeusement avec ses voisins, dont les parents de Valentine. Marinne essayait tant bien que mal de se cacher derrière son amie, peine perdue :

– Ah ! Te voilà, lança heureux le père noël lorsqu'il vit les deux jeunes filles.
– Bonjour, papa, répondit une Marinne gênée aussi rouge que les vêtements de son père.
– … Hi ! Hi ! Hi ! ne pu s’en empêcher son amie au point d’être pliée en deux.
– Ai-je dit quelque chose de bizarre ? s’étonna M.Mayer en se tournant vers sa fille et les parents de Valentine.
– Non, pas du tout, monsieur. C’est juste l’attitude qu’a eu Marinne toute la journée, s'expliqua la jeune fille. Tout ça, pour ça ?! s’exclama celle-ci à son amie.
– Oui… Je suis désolée de t’avoir inquiétée, ne pu-t-elle que s’excuser.

Alors ? Mon histoire au suspense insoutenable, au secret honteux et à la chute en poisson d’avril vaut-elle plus que deux sous ? En tout cas, je me suis bien amusée à l’écrire. Joyeuses fêtes de fin d'année à vous et à une prochaine fois !

Bon ramonage, et bon feu !

Cette colline a une longue histoire, elle était déjà là du temps des Romains et a vu le temps décompter depuis lors. Toutefois, l’histoire qu’elle aime à raconter ne concerne ni les humains, ni la flore, mais c’est celle d’une renarde blessée, de son petit et d’un loup solitaire.