08 déc. 2008

Transposons et saumons, une liaison indispensable

Bonsoir !

Tout d’abord, bienvenue au mois de décembre et à l’approche de nowël. Comme vous avez pu le voir, le blog a revêtu sa tenue de saison pour les quatre semaines à venir. J’ai toujours beaucoup aimé les décorations de cette fête et de celle du Nouvel An. Je me vois donc ravie qu’il existe un thème à disposition pour cette occasion, même si du coup, je perd un peu plus de l’unicité du design. En parlant de ça, si quelqu’un a les connaissances requises et la motivation nécessaire pour créer un thème unique, je suis ouverte à toute proposition.

Revenons alors au sujet du billet du jour. Malheureusement, si mon billet d’hier faisait preuve de facilité à cause de mon travail important, ce soir, c’est à cause de ma fatigue dû à mon manque de sommeil accumulé. Ainsi, comme hier, je vais vous faire partager un autre de mes travaux, celui que j’ai présenté à mon oral d’aujourd’hui et pour lequel j’ai planché depuis ces quatre derniers jours. Toutefois, celui-ci s’adresse davantage à un public averti, conséquence du format de l’exposé. Celui-ci traite, en effet, d’un article publié par des scientifiques canadiens en 2007, et accessible sur le site http://www.ncbi.org. Cet article a pour sujet “L’activité en rafales et transferts horizontaux des transposons chez le saumon”.

Définissons, tout de même, les transposons. Il s’agit des séquences d’ADN capable de se déplacer dans l’ensemble de l’ADN. Elles peuvent se déplacer par elles-mêmes en codant le matériel nécessaire à cette action, ou ce matériel doit être codé par d’autres séquences car le transposon en est incapable. Il est aussi à noter que ces séquences peuvent se déplacer de deux façons différentes, la première en se copiant directement dans une autre partie de l’ADN — donc une copie au départ, une à l’arrivée ; la seconde en se coupant des séquences adjacentes puis en se recollant ailleurs — une seule copie à l’arrivée. On parlera alors de méthode copier/coller dans le premier cas, et couper/coller dans le second.

Les disciples de Sadida et Sacrieur s’étaient arrêtées pour se reposer, et réfléchir. Par contre, le disciple de Féca continuait d’avancer, quitte à rebrousser chemin plus souvent qu’à son tour. Pourtant, le peu de luminosité qu’offrait le brouillard persistant était en train de s’amenuiser, le jour laissait progressivement la place à la nuit, le soleil à la lune et son cortège d’étoiles. Il ne sera bientôt plus possible d’y voir à dix pas.

Favorable nuitée, et bon feu !