06 déc. 2008

Une petite histoire du théâtre

Bonsoir !

Toc ! Toc ! Toc !

lever du rideau

Bienvenue au théâtre ! C’est vraiment un endroit magique, un lieu où l’imaginaire devient véritablement réalité. Exit les effets spéciaux par ordinateur et bonjour les décors fait main, finit les acteurs de synthèse ou par écran interposé et voilà les acteurs de chairs et d’os qui vont jouer devant vous. Entrer dans un théâtre, c’est découvrir un monde bien différent de celui du cinéma. Un univers magique qui vous absorbe du début à la fin.

Le théâtre occidental est né dans la gréce antique. On retrouve ainsi son origine dans un cérémonial religieux en l’honneur de Dyonisos (Dieu du vin et de la fête, fils du Dieu Zeus et de la mortelle Sémélé). Au cours de celui-ci un chœur de citoyens chantaient et dansaient sur une aire de terre battue, le tout rythmé par un flûtiste debout sur une pierre au centre de cette même aire. Plus tard, il leur fut associé un groupe de comédiens pour représenter les héros grecs. C’est à ce moment que l’idée de faire interagir les deux groupes vint à l’idée de Thespis. Ce qui a introduit un événement dramatique dans le poème lyrique du chœur.

A la suite de ce premier ‘acteur’, en vint un deuxième grâce à Eschyle, puis un troisième avec Sophocle. On parlera enfin d’un véritable genre littéraire et de dramaturge à part entière. Cependant, on ne parle pas encore de véritable interprétation des acteurs puisqu’ils portent des vêtements amples, de hautes coiffures et un masque soit triste soit rieur. Ce qui laisse peu de place à l’expressivité, il faut bien le reconnaître. Heureusement, ils pouvaient tout de même jouer de l’expressivité de leur voix, de la qualité de leur diction, et de leurs attitudes ; en témoigne les louanges et les récompenses qu’ils ont pu recevoir. La plus ancienne tragédie qui nous soit parvenue est une pièce du dramaturge Eschyle, Les Perses (472 av. J.-C.), et la première comédie, Les Nuées (vers 427 av. J.-C.), d’Aristophane, le plus grand poète comique grec.

Plus tard, le théâtre latin, des Romains, est davantage tourné vers la farce et le mime. Puis, il sera violemment critiqué par les théologiens du début du christianisme. Ce qui aura pour fâcheuse conséquence l’excommunication des comédiens. A contrario, c’est elle-même qui au Moyen-Age le fera renaître avant tant un répertoire dramatique et lyrique, tant un répertoire populaire avec des farces et des mimes. Mais ce n’est qu’au XV° siècle qu’on redécouvrira les pièces de la gréce antique avec Sénèque le jeune. Ensuite, les représentations religieuses seront interdites au XVI° siècle, amenant à renouer avec le passé antique. Deux siècles plus tard verra ainsi s’imposer le théâtre classique d’inspiration gréco-latine de l’Antiquité avec le grec Aristote et le romain Horace. Au siècle suivant, le théâtre connaîtra de nombreux renouvellement qui formeront le théâtre que nous connaissons aujourd’hui.

Les deux jeunes femmes, ne pouvant ni ne voulant rebrousser chemin, durent se résoudre à descendre dans les marais. Elles prirent mille précautions afin de ne pas alerter de crocodailles, notamment les plus redoutables d’entre eux, leurs chefs. Ainsi, elles arrivèrent sans encombres sur la terre ferme, mis-à-part que la disciple de Sacrieur confondit celle-ci avec la couche très mince de boue, caractéristique des marais. Elle eu donc droit à un revitalisant bain de jambes sous les rires de sa nouvelle amie. L’incident clos, les disciples devaient maintenant faire face au brouillard intense qui semblait régner sur tout le marais et ne pas vouloir se lever de si tôt. Heureusement, sa relation avec la Nature aidait beaucoup la disciple de Sadida à se repérer.

Non cauchemars, et bon feu !

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