Ferora Les aventures d’Eloah et Ferora Eloah
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< La création de l’Horizon Chapitre quatre : Les Compagnons d’Erut-Neva >

Chapitre trois : Combats et amitiés ~ Autobiographie de Ferora

De Ferora, publiée le mardi 22 javian 638 à 00:00:00

Nous entrâmes alors dans une caverne qui devait bien faire deux cent pas de profondeur, quatre-vingt de large aux extrémités et cent au milieu, ainsi que trois cent pas de haut au centre. Justement, au centre, il s’y trouvait un rat énorme de deux cent pieds de haut pour deux de large. Et, pour le moment, il nous tournait le dos. Ainsi donc, nous avions trouvé le maître des rats — cela expliquait d’ailleurs pourquoi le tunnel était vide, enfin, je n’en savais rien en réalité, mais c’est comme cela que je me l’expliquais. Sur notre gauche, assis le long du mur, il y avait les frères que nous recherchions. Ils étaient attachés, mais sains et saufs. Enfin… C’était vite dit, parce que lorsqu’ils nous ont vu, on ne peut pas dire qu’ils ont sauté de joie. C’était même plutôt le contraire, l’un était indifférent à notre présence, les deux autres nous ont même dit d’aller nous faire pendre ailleurs. Il est certain que là, nous fûmes à deux doigts de les laisser à leur geôlier, mais nous avions fait une promesse. C’est sacré une promesse, nom d’une Déesse ! Eloah et moi demandâmes alors à nos deux nouveaux compagnons s’ils voulaient vraiment risquer leur vie pour ces hurluberlus. Comme ils avaient fait à peu près la même promesse que nous, et qu’ils ne voulaient pas nous laisser tomber, ils répondirent en cœur qu’il n’était pas question de nous abandonner, ni eux, ni nous.

Alors, ensemble, nous avançâmes à la rencontre du maître des rats, au grand dam des deux frères. Celui-ci pu donc sentir notre présence et se retourna, de toute sa hauteur. C’était vraiment impressionnant lorsque je n’étais qu’une jeune aventurière, maintenant, nettement moins — surtout après voir vu les trools de la forêt de l’Est de Bonta. Mais, à cette époque, il nous écrasait littéralement de sa présence, et de sa voix forte et grave nous dit : « Qui ose ainsi me déranger ? Vous ? Misérables aventuriers que vous êtes ? Je vous trouve bien ridicule pour une telle chose. Ha ! Ha ! Ha ! » Sa voix résonna dans toute la caverne pendant plusieurs secondes. Intimidés, nous n’osâmes ni bouger, ni parler. Si bien qu’il finit par déclarer qu’il n’avait jamais vu aventuriers si insignifiants et nous tourna carrément le dos pour revenir à son ouvrage. Alors là, je peux vous dire que nous étions complètement abasourdis, et nettement découragés. Nous restâmes comme ça encore quelques minutes, le temps de rassembler de nouveau nos forces et nos esprits. Et, enfin, l’un d’entre nous lui répondit en ces termes : « Nous sommes là pour délivrer ces disciples d’Enutrof que tu retiens dans ton antre, et les ramener sains et saufs à leur frère. Nous sommes quatre aventuriers prêt à te combattre s’il le faut. Mais, nous sommes aussi prêt à te laisser la vie sauve si tu les relâches maintenant. Voilà qui nous sommes ! Voilà pourquoi nous sommes là ! » Je ne me souviens plus qui a parlé ainsi, mais je me souviendrais toujours des paroles. Lui, n’en aura pas l’occasion.

Dés qu’il se retourna nous comprîmes qu’il nous faudrait se battre. Aussitôt nous prîmes les positions que nous avions convenu à l’avance, et le combat commença. Il fut le premier à frapper mais il ne toucha aucun d’entre nous. En fait, ce fut le tofu de BizkOt qui vient s’interposer entre la lance et Milhooz, Milhooz que le rat avait choisit d’éliminer en premier à cause de ses attaques à distance. Et, bien lui en aurait pris car ses flèches furent décisives pour notre victoire. Oui, notre victoire ! Parce qu’après cette attaque, Eloah le « colla » et lui asséna des coups de pied dont elle avait le secret — de Sacrieur, bien sûr. Il tenta bien de s’échapper de son emprise, mais n’y réussit pas, ou du moins, chaque fois qu’il y parvenait, Eloah revenait. Je fus, avec Eloah, celle qui reçu le plus de blessures. C’est-à-dire que je ne maîtrisai pas encore mon armure terrestre, et l’incandescente n’était d’aucun utilité ici. Alors, je me déplaçait en suivant les mouvements du maître des rats pour toujours le garder dans ma ligne de vue et lui asséner mes attaques naturelles. Malheureusement, cela m’exposait davantage à ses attaques. Dans le même temps, BizkOt invoquait d’autres petits tofus qui se lancèrent à l’assaut du rat géant. Tant et si bien, que certains nous en cachèrent la vue et ni Milhooz, ni moi, ne pouvions alors le toucher. Finalement, dans un dernier sursaut, il agrippa Eloah dans le dos et la lança contre la paroi. Puis, il tua tout les tofus en une seule attaque tournoyante. Alors, il se dirigea vers nous.

Plusieurs choses incroyables se produisirent dans les brefs instants qui suivirent. Milhooz réussit à lancer une flèche de glace et pu ainsi ralentir le rat. BizkOt invoqua un bouftou, certes chétif mais très combatif, qui le blessa encore davantage. Toutefois, le rat géant tenait encore debout et se dirigeait, maintenant, vers moi. Moi, qui n’avait aucun moyen de lui échapper. C’est à ce moment qu’Eloah se réveilla et vu ma situation désastreuse. C’est aussi, je pense, à ce moment là qu’elle se rendit compte à quel point elle était heureuse de notre amitié. Je crois que, c’est cela, qui me sauva la vie. C’est son envie de ne pas me voir mourir, voire de mourir à ma place, qui me sauva la vie. En effet, c’est ainsi que fonctionne le sort le plus difficile à utiliser que Sacrieur a octroyé à ses disciple : le sacrifice. Ainsi, mon amie réussi à jeter ce sort avant que le maître des rats ne m’atteigne avec sa lance, et elle reçut le coup à ma place.

Je fus si bouleversée par son geste que je restais un moment sans réaction. Puis, sans réfléchir, je me précipitai vers elle pour tenter de lui éviter d’autres coups qui pourraient lui être fatal. Bien m’en pris, car le maître, furieux d’avoir encore raté son attaque reporta toute sa colère contre mon amie. Je l’atteignis quelques secondes avant qu’il ne la frappe et je lui servis de bouclier, en bonne disciple de Féca. Et, parce que j’avais le désir profond de la protéger, comme elle avait eu le désir profond de me sauver, je fus entourée d’une armure. Mais, il ne s’agissait pas de l’incandescente. Non, c’était l’armure terrestre qui venait de se matérialiser. Féca m’avait toujours dit que la maîtrise des sorts avait une grand part dans nos sentiments, je crois que je ne l’ai vraiment compris que ce jour-là. Ce jour, où grâce à mon désir profond de protéger mon amie j’avais réussi à utiliser un sort que je ne maîtrisais pas encore totalement. Ainsi, l’armure terrestre rempli parfaitement son œuvre et je n’encaissais qu’une portion du coup originel. De plus, grâce à cette diversion, Milhooz et BizkOt purent donner le coup fatal au maître des rats. Bientôt, il s’affala sur le sol et expira une dernière fois. Il était vaincu.

Et là, je peux vous dire que les trois disciples d’Enutrof n’en revenaient pas. On peut même dire qu’ils en étaient devenus aussi muets qu’un disciple d’Ecaflip qui aurait perdu à un jeux de hasard. Mais bon, ils n’étaient plus notre priorité. Nous étions tous très inquiets pour Eloah. Elle avait perdu beaucoup de sang et en perdait encore. Nous réussîmes, tant bien que mal, à la panser, toutefois, nous savions tout les trois qu’il n’était pas bon pour elle de la bouger. Pourtant, il nous fallait sortir de cet antre. Nous cherchâmes donc un moyen de la transporter sans trop la bousculer. Et, nous cherchâmes un bon moment. En fait, nous fûmes interrompu par un des disciples d’Enutrof qui en avait marre d’être attaché et qui aurait aimé savoir pourquoi on mettait autant de temps à lui enlever cette corde. Plutôt que de lui répondre, ou de supporter ses gémissements, nous allâmes chacun en détacher un. Pendant qu’ils se dégourdissaient les jambes, nous recommençâmes à chercher une solution pour Eloah, sans succès. Il faut dire que nous manquions vraiment d’expérience à cette époque. A tel point que lorsque l’un des disciples d’Enutrof parla, on se sentit complètement stupide. En effet, en voyant l’état de notre amie, il avait tout de suite pensé à un brancard. Bien entendu, nous y aurions pensé aussi, si nous avions su ce que c’était. C’est-à-dire que ce genre de choses s’apprend sur le terrain, rarement à l’école des temples. Il s’agissait donc de prendre deux perches et de construire, avec une corde, un maillage les reliant, ainsi nous pourrions y déposer notre amie et la transporter.

Nous nous attelâmes donc immédiatement à la tâche. En guise de perches, nous empruntâmes les longs manches des pioches des disciples d’Enutrof. Bien entendu qu’ils n’en furent pas ravis, mais nous les avions sauvés et n’avons pas manqué de le leur rappeler. Bientôt le brancard fut prêt. Il ne restait plus qu’à y déposer Eloah. Chose qui était loin d’être évidente dans son état, vous en conviendrez. Nous réussîmes tout de même, et fûmes prêts à partir quelques instants plus tard. Nous vérifiâmes que nous n’oublions rien, puis nous nous engageâmes tous sur le chemin du retour. Chemin qui nous réservait une drôle de surprise. En effet, tout les groupes de milirats d’égoutant que nous avions eu tant de mal à éviter étaient en train de se battre les uns contre les autres. Tous sans exception. Autant vous dire que nous passâmes inaperçus parmi tout ce chaos. Par contre, si ce chaos nous aidait à ne pas être repéré, il nous gênait considérablement pour manipuler le brancard.

Enfin, nous quittâmes le territoire des milirats après avoir craint milles fois de faire tomber Eloah du brancard. Nous retrouvâmes aussi notre liberté de parole, et en continuant à avancer, je demandais si quelqu’un savait pourquoi ils se battaient tous entre eux. Ce fut l’un des disciples d’Enutrof qui me répondit, le plus vieux. Il m’expliqua que c’était là, la manière des milirats d’élire un nouveau maître. Celui qui était le plus fort physiquement, ou celui qui avait un groupe de forts combattants, serait leur nouveau maître. Et, pour décider de cela, ils ne connaissaient qu’une façon : se battre jusqu’à la mort. Le dernier debout sera donc leur nouveau maître. C’est à ce moment là qu’on se demande si nos actions ont vraiment une utilité. Enfin, nous avions, tout de même, sauvé trois personnes d’une mort quasi certaine, ce n’était pas négligeable. Et, nous avions réalisé notre promesse. Le vieux disciple d’Enutrof que nous avions trouvé à l’entrée de la mine en fut vraiment très heureux. Si heureux qu’il nous donna même quelques kamas ! Vous vous rendez compte ! Un disciple d’Enutrof nous a donné quelque chose, et de l’argent qui plus est ! La vie nous réserve décidément beaucoup de surprises.

Quand nous sortîmes de la mine, nous vîmes que la nuit était tombé. Il nous serait donc d’autant plus difficile d’acheter de bonnes potions pour Eloah. Mais, tout d’abord, nous la ramenâmes à notre auberge pour la coucher dans son lit. Unician nous fut d’aucune aide d’ailleurs, il avait tellement bu qu’il était sans doute tombé sur le lit plus qu’il ne s’y était couché. Bah, je ne crois pas qu’il aurait pu m’aider à trouver des potions de toute façon. Milhooz et BizkOt durent partir tout de suite après. Ils m’expliquèrent qu’ils logeaient chez un disciple de Xélor qui était très strict sur l’horaire du couvre-feu, et que ce dernier commençait dans une dizaine de minutes à peine. Ne voulant pas les faire coucher dehors, je les retient juste assez longtemps pour leur demander l’adresse de leur logeur.

Je partis donc seule à la recherche d’un alchimiste encore debout. J’eus heureusement la chance d’en trouver un à l’atelier. Et, quand je lui demandais comment se faisait-il que j’avais la chance de trouver un alchimiste à cette heure. Il me répondit qu’il faisait cela afin d’égaler, un jour, Vid Cheber, même s’il savait bien que le chemin était encore long. Toutefois, il connaissait déjà assez le métier pour pouvoir fabriquer de la potion d’eau de fée. Ce que je lui commandais aussitôt. Bien entendu, il voulut d’abord voir mon argent, on ne vole pas un alchimiste, fut-il apprenti. Le dernier disciple de Sram à avoir tenté pareil folie avait finit par se croire un tiwabbit kiafin. Il avait donc commencer à manger toutes les cawottes qu’il trouvait, et comme elles sont rares sur le continent, la pénurie menaça bientôt. Si bien que le voleur fou fut chassé d’Amakna, enfin, c’est ce qui était prévu. En fait, quand on l’avait amené au port de Mastredam pour le relâcher sur l’île des bannis, un vent venant de l’île Wabbit vient sous son nez, et ne pouvant résister à l’odeur des cawottes, il avait sauté dans la mer. On ne le revit plus jamais en Amakna, ou ailleurs sur le continent. Certains racontent qu’ils ont vu, par grand soleil et mer claire, un squelette qui marchait difficilement sur le fond, décrivant tantôt des zigzags, tantôt des cercles, comme s’il ignorait où aller. Mais bon, chacun sait que les marins sont friands d’histoires à dormir debout, alors il ne faudrait pas s’étonner que celle-ci soit tout aussi inventée que celle des Kralamours volants. Enfin bref, je lui montrais donc tout l’argent que nous avais offert le vieux disciple d’Enutrof, et il me fit ma potion.

Je rentrais vite à la taverne et fit boire, du mieux que je pu, la potion bienfaitrice à mon amie. Les premiers effets ne tardèrent pas à se faire sentir. Elle respirait mieux, ses blessures saignèrent de moins en moins, et bientôt, elle dormit plus paisiblement. Je pouvais finalement me reposer. Cependant, plutôt que d’aller à mon lit, je me couchais au pied du sien, pour continuer à veiller sur elle. Bien plus tard, elle me raconta s’être réveillée cette nuit-là et quand elle avait vu ses bandages, la bouteille de potion d’eau de fée, et moi couchée à son pied, avoir pleurer de joie. Joie d’avoir trouvé une amie sincère qui prenait soin d’elle dans les coups durs, une amie qui visiblement l’aimait sincèrement. Elle me raconta ainsi que c’est à ce moment qu’elle repris véritablement goût à la vie. Avec ce nouvel espoir en l’avenir, elle se rendormit heureuse, heureuse d’être là, ici et maintenant.

Le lendemain, elle avait recouvré la majorité de ses forces. Toutefois, pendant notre discussion du petit-déjeuner — dans la grande salle de la taverne, pas bien de manger dans les chambres — elle nous demanda de l’excuser pour la journée. Elle voulait se reposer encore un peu. Ce discours m’étonna au plus haut point, il n’était pas dans le genre des disciples de Sacrieur. Mais, je n’en laissais rien paraître et lui souhaitais un bon repos. Je passais donc la journée avec Unician à combattre des prespics dans la forêt du Nord. Je lui présentais également nos nouveaux amis de la veille qui vinrent nous rejoindre l’après-midi. Pendant ce temps là, je supposais, bien sûr, qu’Eloah dormait dans notre chambre, mais il n’en étais rien. En effet, quand nous rentrâmes en fin d’après-midi, le lit n’était même pas défait et il n’y avait nulles traces d’elle. Je crus qu’elle était partie sans vouloir nous dire : « Au revoir ». Heureusement, il n’en était rien.

C’est dans la soirée, une semaine plus tard, alors qu’Unician, BizkOt, Milhooz et moi buvions des bières à la taverne, qu’elle entra dans la grande salle. Je lui fis signe et elle vint bientôt vers nous. Seulement, elle n’était pas seule. Un disciple d’Enutrof l’accompagnait. Tout les disciples de ce Dieu semblent vieux, mais celui-ci n’avait pas l’air de dépasser les cent cinquante ans, âge encore assez jeune pour eux. Eloah nous le présenta sous le nom de WogerWabbit — nom que j’ai d’abord trouvé ridicule — et faisant parti de sa famille. Nous l’intégrâmes donc aussitôt à notre petit groupe, et bientôt, nous discutions comme si tout avait toujours été ainsi. Toutefois, la question incontournable finit bien par arriver — même si je me souviens plus qui l’avait posée. Eloah nous répondit alors, un peu gênée, qu’elle ne voulait pas nous le dire, du moins pas encore. WogerWabbit était alors intervenu pour expliquer que des événements très importants avaient eu lieu récemment dans leur vie, et que étant donné leur nature, il était encore difficile d’en parler.

Nous n’insistâmes pas davantage et nous trouvâmes bientôt à philosopher sur des sujets tels la première incarnation à Incarnem par apparition soudaine et les suivantes par naissance dans un foyer familiale. Grands mystères de la vie, mais bien moindres face à celui de choisir laquelle des bières ou des potions de pandaburg est la meilleure. Mais bon, il faut tout de même avoir englouti un nombre conséquent de ces bières pour en arriver là. Ce que nous fîmes ce soir-là, pour fêter le retour d’Eloah et accueillir Woger. Je ne vous raconte pas la gueule de bois du lendemain, je pense que vous pouvez l’imaginer sans peine, n’est-ce pas ? Bah, pas grave. Le plus important n’est pas de savoir combien de fois nous avons vomi, ou combien de marteaux vrillèrent nos oreilles… Non, mais plutôt ce que nous avions finalement décidé avant de sombrer dans l’inconscience. En effet, ainsi tous réunis, nous avons eu une idée, un peu folle peut-être mais qui nous tenait à cœur. Cette idée, toute simple, était celle de former un groupe soudé d’aventuriers, s’entraidant les uns les autres, passant du temps à combattre ensemble, se retrouvant pour discuter ou partir à l’aventure, en bref, un groupe d’amis.

Groupe qui ne tarda pas à s’étendre. Dans les semaines suivantes nous rencontrâmes d’autres aventuriers sympathiques lors de nos combats. Certains avaient la solitude dans le sang et nous ne pûmes les convaincre de nous rejoindre ; d’autres disparurent quelques temps seulement après nos rencontres, ce fut notamment le cas d’une disciple de Sram nommée Rerelina ; d’autres encore ne souhaitaient pas nous rejoindre pour diverses raisons ; enfin, il y en eu d’autres auxquels nous ne le proposâmes pas, pour diverses raisons également. Toutefois, deux nous rejoignirent peu de temps avant que nous ne quittâmes le territoire d’Astrub, ils s’appelaient GardianOfDark et Lord-Steven. Le premier était un fervent disciple d’Osamodas, le deuxième un fidèle disciple de Crâ. GardianOfDark était le plus jeune des deux mais il ne mâchait pas ses mots et nous disait toujours ce qu’il pensait, même si parfois peut-être, il aurait fallut l’éviter. Lord-Steven était donc le plus vieux — pas plus que Milhooz ou BizkOt qui eux-mêmes n’avaient que quelques années de plus qu’Unician, Eloah et moi — et il parlait rarement pour ne rien dire, ses paroles étaient même le plus souvent, pour ne pas dire toujours, pleines de bon sens. C’est d’ailleurs lors de leur combat contre la Rose Obscure des champs d’Astrub que Milhooz et BizkOt le rencontrèrent et purent bénéficier de ses précieux conseils.

Enfin, c’est ce que je souviens quand je tente de me souvenir de ces événements. Vous aurez remarqué que depuis plusieurs paragraphes, mon histoire est beaucoup plus floue. Je le regrette beaucoup, sans doute même plus que vous. Toutefois, je n’y peux rien, alors je tente de vous retranscrire ce que je pense être le plus vraisemblable. Malheureusement, ce n’est pas obligatoirement ce qui s’est réellement déroulé, du moins dans les détails. Car, je pense que dans les grandes lignes que j’ai écrite au-dessus, rien n’est véritablement faux. En tout cas, je l’espère, à la fois pour mes propres descendants, et les leurs.

Tiens, je faillis oublier une personne que j’avais rencontré, à peu près à cette époque. Elle était disciple du Dieu Joueur, Ecaflip. Nous nous étions rencontré lors de combat contre des bouftous, mais surtout des tofus, au Sud d’Astrub, à proximité des routes conduisant au Royaume neutre d’Amakna. Elle était sympathique, mais un brin jalouse et hautaine. Presque moi en somme, ha ! Ha ! Ha ! Je me demande même si j’avais déjà rencontré Eloah à cette époque. En effet, je me souviens maintenant qu’elle tenait absolument à ce que je lui donne la cape que le tailleur m’avait offerte pour les courses que j’avais faîtes pour lui. Cape que j’avais obtenu plusieurs jours avant de trouver Eloah. Enfin, ce n’est pas très important de savoir qui d’Eloah et Unician ou Mina — c’était son prénom — j’avais rencontré en premier, d’autant plus que nous n’intégrâmes jamais Mina à notre groupe. Pas la peine de me demander la raison, je ne m’en souviens plus. Peut-être même que nous n’y avions jamais songé, qui sait ?

Ce que je sais en revanche, c’est que quelques semaines après avoir trouver Lord-Steven et GardianOfDark, Milhooz et Bizkot furent les premiers à se rendre en Amakna. Nous les rejoignîmes chacun à notre tour peu de temps après, même si Eloah avait eu d’abord quelques réticences que je ne pouvais m’expliquer à l’époque. Néanmoins, nous parcourûmes bientôt le village d’Amakna tous ensemble. Nous y découvrîmes, ou redécouvrîmes pour certains, sa bibliothèque, sa taverne, ses places marchandes, sa fontaine, son port, son château, et quelques temples, de même que l’église des mariages. Il nous fallut plusieurs jours pour connaître cet endroit, mais nous y apprîmes quantité de choses.

Tout d’abord, nous y apprîmes l’existence des Grands Lions, créatures envoyées par les Dieux et Déesses pour faire respecter au mieux les Lois du Panthéon. Nous apprîmes aussi que la construction des différentes cités était maintenant terminée, et les prisonniers tous relâcher. Beaucoup de ceux-ci retournèrent dans leur monde d’origine, celui sous l’égide de Djaul, mais presque autant décidèrent de rester vivre dans ce nouveau monde. Il s’agissait principalement de jeunes aventuriers sans famille, ou sans personnes qu’ils avaient véritablement envie de revoir. C’est dans ces semaines que commença véritablement la vie de ce monde, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dans le même temps, nous apprîmes une chose encore plus importante pour nous, l’existence des guildalogemmes et la manière de les utiliser.

Ces pierres sont l’offrande que l’on doit offrir au Panthéon pour obtenir sa bénédiction lorsque l’on désire créer une guilde, sans cette bénédiction, la guilde n’est pas reconnue. Or, après y avoir réfléchi, créer une guilde pour notre petit groupe, nous paru une excellente idée. Pensez-y ! Pouvoir rassembler des gens qui partagent les mêmes idées, qui veulent vivre des mêmes aventures, des gens qui pourront s’entraider, et cetera, c’était vraiment une idée merveilleuse. Malheureusement, si nous connaissions dorénavant leur existence, nous ignorons totalement où en trouver… On nous donna plusieurs pistes, dont la plus sérieuse était de combattre des Ouassinges pour espérer dropper une de ces pierres magiques. Mais bon, à cette époque, nous étions bien faible pour nous lancer dans une telle action. Et, ce n’est même pas faute d’avoir essayé, je vous assure. Enfin bon, c’est à ce moment que nous comprîmes tout l’intérêt de gagner en expérience. Alors, jour après jour, semaine après semaine, nous combattîmes des adversaires de plus en plus redoutables. Et, dans le même temps, poussâmes de plus en plus loin nos explorations.


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