Ferora Les aventures d’Eloah et Ferora Eloah
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Qui a dit qu’il connaissait Eloah ? >

La création de l’Horizon ~ Chroniques de l’Horizon Erut-Nevien

De Ferora, publiée le vendredi 09 novamaire 637 à 13:28:00

Aujourd’hui, je vais me contenter de vous retranscrire un extrait. Celui-ci vous narrera l’origine de notre lieu de réunion, l’Horizon. Et oui, certain((e)s) l’ont peut-être oublié, ou même jamais connu, et je m’en voudrai de vous laisser dans l’ignorance. Bon, d’accord, c’est encore une histoire qui me met en scène, mais ce n’est tout de même pas ma faute… Si ? Et puis, cet extrait ne sort pas de mes mémoires, même si une version s’y trouvera, je préfère reprendre celle du livre retraçant notre histoire. Alors, je vous souhaite une bonne lecture !

« Toc ! Toc !  entend-t-on venir de la porte du Men-Neva.
— Entrez… Si vous n’avez pas peur de la poussière… » rajouta sombrement la jeune femme.

Un grincement très aigu se manifesta alors, puis des pas lourds et presque mécaniques. Le visiteur traversa le couloir décrépi et, comme dit plus tôt, très poussiéreux. Il arriva ainsi devant le bureau de la Rédactrice en Chef, enfin… ex-Rédactrice en Chef puisque le mensuel n’a plus paru depuis de nombreux mois. Les absences de sa journaliste et du dessinateur pendant quelques temps, combinées à la nouvelle formule du mensuel qui n’avançait pas, avait eu raison du fragile magazine de guilde.

Mais, revenons au visiteur. Ce dernier venait de frapper à la porte ouverte alors que la jeune femme lui tournait le dos. Elle se retourna lentement, une bière d’Amakna à la main, un drôle de tofu sur l’épaule gauche. Elle pu ainsi regarder son importun visiteur. Toutefois, elle ne pu le distinguer clairement avec la simple bougie de son bureau. Son ombre lui disait bien quelque chose, mais plusieurs choses clochaient. Alors, sa dernière étincelle de curiosité journalistique lui fit demander :

« Qui êtes-vous ?
— Un ami de Gyloise, j’avais quelque chose à lui montrer.
— Ah ? Et bien… Vous tombez mal, cela fait un moment qu’on ne l’a vue. Elle doit être partie explorer des contrées lointaines, mais dans l’impossibilité de revenir pour le moment.
— Comment ça ?! s’inquiéta immédiatement le visiteur.
— Oh ! Ne vous en faîtes pas. C’est une grande fille et une journaliste éprouvée. Ça lui arrive assez souvent, parfois aux moments les plus inattendus.
— Hum… Rhâ ! J’étais vraiment impatient de lui montrer. C’est tellement énorme… J’ai longtemps hésité, expliqua-t-il à lui-même plus qu’à la jeune femme.
— Pourquoi ? demanda-t-elle sa curiosité soudainement ravivée.
— Hein ?! Quoi ? surpris par la question dans son monologue.
— Qu’est-ce qui est si énorme pour que vous ne vouliez lui en parler qu’aujourd’hui ?
— Heu… Je préférerais lui en garder la primeur.
— La primeur ! Vous plaisantez, j’espère. Personne ne sait quand elle reviendra. Ni ma Déesse, ni son Dieu ou le votre. Et, si votre scoop est si énorme, il ne restera, sans doute, pas assez longtemps secret pour lui en garder la « primeur ».
— Ha ! Ha ! Ha ! Je doute que quiconque vienne dévoiler ce « scoop ». Personne n’aurait l’idée de venir dans votre époque rien que pour cela.
— Notre époque ?
— Oui, votre époque. Notre passé en réalité. » expliqua-t-il en s’avançant dans le halo lumineux de la bougie.

Alors, Ferora et Tit’Neva purent voir leur visiteur. Il portait un masque de métal qui découvrait les oreilles, et deux trous ronds permettaient la vue. Aussi, il portait de longs gants, eux aussi du même métal étrange que le masque. D’ailleurs, ses bottes et son poitrail étaient toujours fait de ce métal. Par contraste, tout le reste de son corps, recouvert de bandelettes plus ou moins blanches, paraissait très clair et même lumineux. Il n’y avait pas de doutes possibles à avoir, elle savait maintenant qui était son interlocuteur. Mais, elle ne pu s’empêcher de s’exclamer : « Vous êtes le disciple de Xélor qui a remonté le temps pour parler à Gyloise de notre futur ! » et de se lever d’un seul coup, renversant sa bière et bousculant Tit’Neva.

« En effet. Et, j’adore toujours faire mon petit effet, s’amusa-t-il.
— Pas disciple de Xélor pour rien, hein ? rétorqua-t-elle en riant.
— Oui, répondit-il avec un clin d’œil. Tu comprends maintenant pourquoi je ne m’en fais pas pour la primeur de mon information.
— Sûrement raison tu as, répliqua-t-elle en riant de plus belle. Mais, toujours est-il que tu as piqué ma curiosité. Et, ma Déesse en soit témoin, je n’ai plus grand chose à me mettre sous les dents ces derniers temps. Je passe, ainsi, tout mon temps à boire ou à m’occuper de mon élevage de familiers. C’est loin d’être excitant, reconnais-le.
— Je le reconnais volontiers.
— Et voilà que tu arrives pour me sauver, moi qui meurt d’ennui à petit feu… Enfin, c’est ce que j’espérais quand tu as commencé à discuter… Et tu me dis que tu veux garder ce scoop pour quelqu’un qui ne reviendra peut-être jamais !
— Ça, nous n’en savons rien, et…
— Et tu préfères troquer une certitude contre un peut-être ! le coupa-t-elle. Je suis là, moi ! Prête à m’émerveiller devant tout ce que tu me montreras. Je suis prête à revenir à la vie ! Tu peux le comprendre ça, non ?
— Je crois que vous exagérez…
— Point du tout ! Et, tu auras ma mort sur la conscience… »

Cela continua encore un petit moment dans la même veine. Puis, finalement, après réflexion, il finit par prendre une décision :

« Donne-moi ta main, et surtout ne la lâches pas.
— Tu t’es enfin décidé ? Tu m’emmènes dans le futur ?
— Oui… Et, c’est le plus simple pour ce que je veux te montrer. »

Ferora posa donc Tit’Neva sur le bureau, après moultes protestations de sa part, et fit ce qu’on lui demandait. Elle fut surprise de la chaleur de sa main, s’attendant plutôt à ce qu’elle soit aussi froide que l’acier. Cependant, elle ne pu davantage s’attarder sur cette pensée. En effet, le disciple de Xélor venait de se lancer dans une grande incantation à propos du Temps, de l’Espace et de Wakfu. Soudain, une intense lumière blanche les envahit. Puis, au fur et à mesure qu’elle décroissait, elle tendit vers le bleu. Quand elle le fut complètement, Ferora s’aperçut qu’ils se déplaçaient, mais elle aurait été bien en peine de dire comment elle le savait. C’est-à-dire qu’il n’y avait, absolument, aucun point de référence, tout était bleu, il n’y avait que cette lumière bleue omniprésente.

Toutefois, ce n’était pas tout à fait exact. Il y avait bien, au lointain, un point qui grandissait sans cesse, mais il était si petit qu’il passait facilement inaperçu. Pourtant, c’est sans nul doute cet unique point de repère qui lui avait permis de savoir qu’ils se déplaçaient. Finalement, Ferora et son compagnon arrivèrent assez près pour découvrir au lieu du point, tout un monde. Il était en grande partie inondé, comportaient plusieurs îles gigantesques et était aussi plat qu’une tarte au citron. C’était l’impression d’ensemble qui s’en dégageait, car des pans entiers disparaissaient et apparaissaient sans cesse, en apparence, tout à fait au hasard. Néanmoins, quelques créatures arpentaient déjà son sol. Ils virent même, de temps en temps, des disciples de Xélor — dont beaucoup ressemblaient au compagnon de Ferora, des disciples de Sram, Iop, Eniripsa ou encore Osamodas. Ferora lui demanda alors où et quand ils se trouvaient exactement.

« Nous sommes à l’extérieur de tout les mondes, dans le néant, mais toujours à l’intérieur de l’Œuf qui, à notre connaissance, contient tout, le tout.
— L’Œuf ?
— Oui. Tout est contenu à l’intérieur, le monde des connectés, le notre, celui des Dieux et Déesses, des Démons… Nos savants ne sont pas sûr de ce qu’il y a à l’extérieur. En fait, nous ne sommes même pas sûr qu’il y ait un extérieur ! Mais bon, d’où viendrai l’Aiguille dans ce cas ?
— Une aiguille ? De quoi tu parles ?
— Hum… Regarde devant toi, et concentre-toi à la fois sur le monde et le néant. Elle est difficile à distinguer au début, on pense plutôt à un reflet ou un jeu de lumière… Tu la vois ?
— Difficile à dire… Oh ! Attends… Ça y est ! Oui, je suis sûre que c’est ça. Je la vois bien. C’est magnifique ! Elle semble être en mouvement, comme si c’était une rivière ou un fleuve…
— Oui, c’est le Wakfu.
— Le Wakfu ? Tu l’as déjà mentionné durant ton incantation. Encore un concept abstrait ? grimaça-t-elle.
— Oui, s’amusa-t-il, mais c’est sans nul doute le plus important.
— Alors vas-y, explique-moi.
— Et bien, il s’agit à la fois de l’équilibre de l’âme de tout un chacun et celui du Monde. Chaque mauvaise action fait pencher la balance d’un côté, et inversement pour les bonnes. Plus le Wakfu d’une personne penche d’un côté, plus ses qualités sont exacerbées, plus elle se rapproche des démons ou des anges. Pour celui du monde, plus il penchera vers le côté des Ténèbres, plus le monde sera sombre et dangereux. A l’inverse, en penchant vers la Lumière, il se rapprochera du paradis. Toutefois, si la population peut se permettre de s’enfoncer profondément d’un côté ou de l’autre, le Monde ne le peut pas. Cela finirait par le détruire… Pour survivre, il faut un mélange de toutes les balances possibles, et pour prospérer dans la durée, il faut un juste équilibre entre toutes ces formes.
— Ma pauvre tête…
— Ha ! Ha ! Oui, je comprends. Et, imagine-toi qu’on nous fait apprendre cela dés la petite enfance.
— Pourquoi ? Ce n’est pas un peu tôt ?
— Et bien, en fait, non. Quand on y réfléchit, même les enfants agissent sur le Wakfu du monde. Il faut qu’ils en soient conscients.
— Ça se défend… Mais dis, tu pourrais me ramener chez moi, enfin au Men ? Tu m’as donné sacrément à réfléchir, et je ne suis pas certaine de pouvoir assimiler autre chose, ajouta-t-elle en souriant.
— Si tu veux, tu as vu tout ce que je comptais montrer à Gyloise. » lui répondit-il tout sourire.

Alors, ils repartirent dans l’autre sens, s’éloignant de plus en plus du Wakfu et de son monde. Ferora profita du voyage pour mieux assimiler ces nouvelles informations. Ils s’approchaient de plus en plus de l’horizon entre la lumière blanche et bleue. Soudain, plusieurs questions jaillirent dans la tête de la jeune disciple de Féca, mais deux retinrent particulièrement son attention. Elle les jugea si importante qu’elle les posa immédiatement à son compagnon :

« Comment se fait-il que nous puissions respirer ici alors que tu m’as dit qu’il n’y avait rien. Et puis, le monde que tu m’as montré est en construction, comment as-tu pu apprendre ce qu’est le Wakfu dés ta petite enfance ?
— A ta première question, c’est très simple. C’est mon Dieu Xélor qui a rempli le néant d’air pur pour que ses disciples puissent s’y déplacer sans souci. Et comme le néant est hors de l’Horloge… Pour la deuxième, c’est plus délicat. En fait, le monde que je t’ai montré n’est pas tout à fait le mien, pas plus qu’il n’est le tien. Celui-ci se situe, sur l’Horloge, mille ans après ton temps, et deux cent ans avant le mien…
— Oh ! Heu… Oh ! Et bien… Les voyages dans le temps sont loin d’être monotones, plutôt remplis de coups de théâtre à mon avis. Ha ! Ha ! Ha !
— J’y ai voué ma vie, ma foi, répondit-il avec un clin d’œil.
— En effet, c’est ce que je constate. Et, dis-moi ? Après tout, mon père était disciple de Xélor et m’a éduqué dans cette voie, est-ce que tu pourrais m’apprendre à venir ici ? Ou me donner un moyen de le faire ? » lui demanda-t-elle alors qu’une idée folle venait de germer dans son esprit.

Nous vous épargnerons les détails de l’argumentaire de la disciple de Féca qui peut s’enflammer vivement lorsqu’elle veut obtenir quelque chose qu’on lui refuse. Toutefois, sachez que le disciple de Xélor finit bien évidemment par céder et Ferora mit immédiatement en application ces nouvelles connaissances. Elle créa ainsi un « lieu » où des personnes pourraient se mouvoir et interagir avec leur environnement comme si elles se trouvaient dans un monde « réel ». Elle donna à ce lieu une forme de bulle dans laquelle elle plaça une taverne afin d’offrir un site de retrouvaille pour ses amis. Le disciple de Xélor stupéfait d’un tel exploit prit peur et partit précipitament. Bientôt, Ferora La Feu finit de créer « La taverne de Soin Tan Ranci » du néant.

Bien à vous, votre conteuse préférée.


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