Ferora Les aventures d’Eloah et Ferora Eloah
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— Elo ! appela Ferora en essayant de la soutenir. Reprends-toi, ma vieille ! C’est pas le moment de flancher… dit-elle à son amie trop stupéfaite, au point qu’elle resta comme statufiée jusqu’à ce qu’elle finisse par se relever faiblement.
— Comment ? Comment est-ce que… bafouilla celle-ci encore sous le choc avant de s’asseoir.
— Ah ! Voilà que tu me revois, et tu perds déjà tout ton aplomb ? se moqua le nouvel arrivant.
— C’est que…
— Elle a du mal à supporter les surprises de ce genre. En tout cas, depuis que je la connais. Alors, dis-nous ! Comment se fait-il que tu sois habillé comme un disciple de Xélor du temps du Wakfu ? Et surtout, pourquoi et comment as-tu réapparu ici et maintenant ? Et… J’aimerai aussi savoir comment tu as pu t’introduire dans mon domaine… Notre ami nous aurait-il trahi ? Je ne le pense pas, mais je préfère posé la question crûment.


Par Ferora

Lean vint s’asseoir près d’Eloah et la serra dans ses bras un long moment. « Je suis si heureux de t’avoir retrouvé. Tu as tellemment changé… Et pourtant, ton expression m’est familière, vous vous ressemblez toujours autant… » Eloah regarda son frère fixement, les yeux humides, lui tenant les mains comme par peur qu’il ne soit pas réel ou disparaisse de nouveau.

— Tu es avec Ahiâm ?
— Hum, cela commence à faire beaucoup de questions. Je vais vous répondre avant de te poser les miennes, décida-t-il souriant. Je suis vêtu ainsi car c’est l’époque où j’ai « atterri » après t’avoir perdu dans ce couloir spatio-temporel. Ahiâm s’est également retrouvé à cette époque, mais dans un lieu opposé. Nous nous sommes, quand même, retrouvés au bout de quatre mois et demi. Depuis, on ne s’est plus lâché. Enfin, jusqu’à maintenant.
— Où est-il ? Il va bien ?
— Ne t’inquiète pas, petite sœur, il est en sécurité. Après ce qui m’est arrivé, ce que j’ai fait avec vous deux, les Conseillers du Grand Temple Xélor du temps du Wakfu ont reconnu en moi une réelle capacité à courber le temps et l’espace, mais aussi un vrai manque de contrôle. Et ça, c’est dangereux. Ils m’ont donc invité à passer des épreuves, des missions à effectuer qui demandent une maîtrise croissante de la magie. Il n’y a même pas quinze minutes, j’étais en train d’accomplir une de ces missions. Et puis je ne sais pas pourquoi, j’ai perdu le contrôle et je me suis retrouvé à quelques pas d’ici. J’ai suivi mes pieds et j’ai atterri ici !
— Tu as perdu le contrôle ? Comment cela se fait-il ? Ta mission, quelle était-elle ?

— Je ne comprends pas pourquoi j’ai perdu ce contrôle ! J’étais dans la dernière phase d’évaluation, je réussissais tout depuis un moment, sans incidence. Ma mission concernait Ahiâm. Apparemment, il existe une prophétie qui pourrait le concerner. Je devais trouver le manuscrit qui en parle, le lire et retenir les informations qu’on m’a demandé, puis revenir. Mission simple.
— Une prophétie ? Quel genre de prophétie ?
— Au sujet de la descendance de Lagoa, papa m’en avait vaguement touché deux mots, une légende. Il se trouve qu’Ahiâm n’est pas comme tu l’imagines… Ce monde est différent, Elo.
— Quoi ? Que veux-tu dire ?
— En développant ses techniques liées à l’art de Sacrieur, Ahiâm a provoqué des effets inattendus. Il a un cœur gros comme ça et réagit comme un disciple de Sacrieur. Seulement, il a développé des sorts puissants mais aussi très dangereux, pour lui.
— Explique-toi, tu m’inquiètes.
— Je ne sais pas trop, plusieurs paramètres entrent en compte. Le fait que vous soyez jumeaux, que papa était disciple de Sacrieur et maman d’Eniripsa… Il semble qu’Ahiâm ait un sang unique, des analyses ont montrés qu’il avait toutes les caractéristiques à la fois des sangs typiques de Sacrieur et d’Eniripsa.
— Maman m’avait dit que le sang était composé d’éléments provenant des deux parents.
— Oui, c’est habituellement le cas. Les deux types de sang cohabitent dans ton corps, mais certains éléments du sang de Sacrieur vont prendre le dessus sur des éléments de sang d’Eniripsa. Dans le cas d’Ahiâm, les deux types sanguins ont complétement fusionnés, et tout ceci en conservant chacune de leurs propriétés respectives.
— Comment est-ce possible ?
— Là ! Tu me poses une colle ! C’est aussi ce que j’essaye de découvrir en adorant Xélor. Mais, il semble que je sois finalement encore loin de maîtriser cette magie…
— Peut-être pas… fit Eloah en se levant pour sortir de sa sacoche un rouleau de parchemins qu’elle tendit à son frère. Voilà ce que tu étais parti cherché.

Ferora, jusque là très attentive à ce qui se disait, regarda Eloah attendant d’elle une explication au sujet de ce qu’elle venait de sortir de sa sacoche. Cette explication ne venant pas, elle se décida à lui poser la question :

— Elo, qu’est-ce que c’est que ça ?
— Pardonne-moi, Fero. Quand j’ai rendu le manuscrit à la Grande Tour de Bonta sur la vie de Lagoa… J’ai arraché les pages qui parlaient de sa descendance. Les traîtres ne sont malheureusement pas espèce rare de nos jours, et ce manuscrit pourrait si rapidement retomber dans les mains de Brâkmar… expliqua Eloah tandis que Lean perplexe magré tout quand à sa perte de contrôle finit par interroger les filles.
— Dites-moi, j’ai répondu à vos question mais… Où sommes-nous là exactement ? C’est curieux, je ne ressens aucune ouverture spatio-temporelle, aucun flux… Même si ma destination était Bonta à votre époque, là j’ai été comme aspiré brutalement vers ce lieu. Alors que d’habitude, il peut parfois y avoir quelques interférences ou coupures temporelles mais… On garde le contrôle, c’est vital.
— Je ne saurais t’éclaircir sur ce point grand frère, il faut s’adresser à mon amie Ferora, répondit tout sourire sa sœur.


Par Eloah

Ferora, un brin furieuse contre Eloah — après tout, c’était son Ordre, celui des Prêtres, qui était chargé de protéger ce manuscrit, et, elle ne lui faisait pas confiance. Toutefois, elle finit par répondre :

— C’est une magie de ton Dieu que j’ai utilisé pour créer cet endroit.
— Co… Comment ça ? Tu es disciple de Féca, à ce que je peux voir de tes habits, comment as-tu pu utiliser de la magie du Dieu Xélor ?
— C’est un peu compliqué, mais sache toutefois que si ma mère était bien disciple de Féca, mon père était disciple de Xélor. J’ai donc été éduquée dans les deux religions.
— Mais, cela n’explique pas tout. Comme je l’ai dit tout à l’heure, le sang de l’un ou l’autre finit par dominer…
— C’est en partie vrai, oui, confirma-t-elle en se demandant comment expliquer quelque chose en cachant la plupart des informations. Mais, je ne peux t’expliquer plus.

Lean se doutait qu’elle cachait des choses, mais dans l’immédiat, il voulait surtout savoir quelle magie lui avait permis de retrouver sa sœur. Aussi, continua-t-il la discussion sans laisser paraître qu’il se doutait que la jeune femme n’était pas totalement honnête.

— Très bien… Alors, explique-moi quel est cet endroit.
— Et bien… En fait… C’est… Rien. Du vide, le néant quoi, répondit-elle devant un Lean complètement stupéfait. Nous sommes entre le temps des Dofus, où tu te rendais et dont tu es originaire, et le temps du Wakfu, d’où tu viens. Nous sommes précisément à l’horizon de ces deux temps, ni dans l’un, ni dans l’autre… Compliqué, hein ?
— Non, non. J’arrive à te suivre. Mais, comment es-tu arrivée ici, et quel disciple de Xélor t’as appris sa magie ?
— Hum… Il vient lui aussi du temps du Wakfu, mais mille deux cents ans après la Catastrophe. On ne sait pas pourquoi il est venu rendre visite à Gyloise, une de nos amis, mais il l’a fait. Il nous a ainsi donné pas mal d’informations sur ce temps du Wakfu. Informations que j’ai d’ailleurs fait publier dans le mensuel de notre guilde. Et puis, un jour, il est revenu alors que Gyloise ne donnait plus signe de vie. Je l’ai convaincu de me montrer l’information qu’il voulait lui montrer. Alors, il m’a emmené dans l’espace-temps et montré l’Aiguille… Impossible de te décrire ce que c’est, mais tu connais déjà.

Lean n’en revint pas. Comment ce disciple de Xélor avait-il pu bafouer ainsi les principes même de sa religion. Et, pourquoi avait-il choisi de donner ces informations, précisément, au mensuel de la guilde de sa sœur, alors même que la rédactrice en chef était l’amie de sa sœur. Retrouver sa sœur paraissait presque futile à côté de ces révélations, s’il ne l’aimait pas autant, en tout cas.

— ’fin bref. Il a fini par me ramener, et c’est là que j’ai remarqué l’horizon entre les deux temps. C’est à ce moment que j’ai eu l’idée d’y amener tout les vrais Erut’Neviens pour attendre tous ensemble la naissance de nos descendants du temps du Wakfu.
— O.K. Mais, comment l’as-tu créé ? Il doit s’agir d’une magie très puissante…
— En effet. En fait, une fois que j’ai convaincu mon compagnon disciple de Xélor de m’apprendre comment me rendre ici, j’ai modifié son sort à ma convenance.
— Quoi ?! Co… Comment ça ? Tu es partie du sort de transport à travers l’espace-temps pour créer cet endroit ?!
— Oui, en partie, j’ai aussi utilisé quelques sorts de ma Déesse, plus deux ou trois petites choses que j’avais appris de-ci, de-là.
— C’est… C’est prodigieux ! Mais, pourquoi ai-je été attiré ici ? Tu ne me l’as toujours pas expliqué.
— Hum… Je pense que c’est dû au fait que ton sort ne t’envoyait pas à Bonta au temps des Dofus, mais plutôt au parchemin lui-même.
— Non, j’ai bien fait mon sort pour me rendre à Bonta à cette époque.
— Et quel était le but de ton sort ? Aller à Bonta ? Ou retrouver cette prophétie que tu pensais trouver à Bonta ?
— Heu… Aller à Bonta, mais il est vrai que je pensais surtout à retrouver la prophétie quand j’ai confectionné mon sort…
— Et Xélor l’a compris. Les Dieux n’ont pas fait leurs sorts idiots, pas plus qu’ils ne font qu’exécuter nos plus grandes prières — nos sorts. Par exemple, si ton but est d’utiliser un sort de transport pour retrouver un objet, le but est plus important que l’espace ou le temps, seul l’objet compte. Par contre, si tu désires plus te retrouver dans un espace-temps précis qu’autre chose, ton sort de transport fonctionnera comme tu l’attendais. On sous-estime la puissance des sorts, de la magie, et des Dieux et Déesses en général, à un point qui me dépasse…
— Heu… Tu l’as trouvé où ton amie, sœurette ? Et, comment peut-elle savoir autant de choses à propos des Dieux et Déesse ?
— Un peu de crème brûlée ? demanda soudainement Ferora en récupérant son plateau.


Par Ferora

Eloah, fascinée par tout ce qui venait de se dire et heureuse comme jamais depuis des années, enlaça son frère, le sourire jusqu’aux oreilles.

— Je l’ai trouvée à Astrub ! Petite bourgade fort sympathique bien au Sud-Est de Bonta. Allez, goûte cette crème ! l’invita-t-elle en lui faisant signe de l’accompagner et de s’asseoir à la table en attendant patiemment que Ferora les servit.
— Finalement, je n’ai pas failli à ma tâche. Ma mission se déroule à merveille, même bien mieux que prévu !
— Il faut que je prévienne Woger et Aylin. D’ailleurs, pourquoi ne pas être aller voir Aylin ? Tu savais où elle habitait, non ?
— Bien sûr, mais comme je l’ai dit, c’était dangereux pour moi de voyager sans avoir le total contrôle de mes pouvoirs. Je ne suis pas encore autorisé à me déplacer dans l’espace-temps comme bon me semble. Le Conseil du Temple Xélor veut d’abord me valider toutes les étapes, surtout pour moi, qui ne suis enfant d’aucun disciple de Xélor. Cela rend la chose plus difficile paraît-il, encore une histoire de sang sans doute.
— Tu sais, elle a accouché de son premier bébé, c’est un joli garçon.
— J’espère bien qu’elle a accouché depuis ! rièrent-ils soudain ensemble. Comment l’a t-elle appelé ?
— Sandor, comme papa…
— Dès que je peux utiliser mes pouvoirs librement, c’est la première chose que je fais, annonça Lean au moment où Ferora servit les crèmes avant de s’asseoir à leurs côtés. Merci, Ferora.
— Merci, Fero ! Hum… Ça sens bon ! Ça m’a l’air tout à fait exquis !

Les trois compagnons dégustèrent la délicieuse crème brûlée pendant qu’Eloah narra à son frère ses aventures aux côtés de Ferora. Cette dernière ne manqua pas de rappeler les situations cocasses dans lesquelles elles avaient pu se trouver par le passé, comme cette fois où Eloah s’était fait prendre au piège par des ronces khishatooye. Ferora n’avait eu d’autre choix que de brûler ces plantes, mais aussi au passage, le pantalon d’Eloah qui s’était alors retrouvée cul nu au beau milieu de la jungle.


Par Eloah

« Hum ! Tu n’as pas encore vu Uni, Unician en fait, ni Tit’Neva. L’un est devenu une espèce de spectre, et l’autre était la mascotte de notre mensuel. Mais, tout les deux, ils alignent les conneries, presque autant que les phrases métaphoriques. Tiens ! Attends. Tit’ s’est caché dans ma sacoche quand tu es arrivé. » expliqua Ferora avant de se lever, d’ouvrir la sacoche, de sortir un Tit’Neva mi-effrayé mi-colérique, et de le poser sur la table.


Par Ferora

Le spectre d’Unician apparu soudainement, à la surprise du disciple de Xélor. Toutefois, il en fallait bien plus pour l’effrayer. Il retrouva donc rapidement ses esprits.

— Hum… Ta théorie des sorts, ça marche pas… J’ai souhaité faire pleuvoir des pièces d’or au dieu Énutrof mais j’ai récolté qu’un kama… Pourtant, j’en voulais une montagne…
— Unician, je présume ? demanda Lean, ce qui fit se retourner celui-ci.
— Tu ne dois pas trop te tromper, il semblerait que je sois ce fameux Unician… se présenta-t-il étrangement avant de se retourner vers Fero, ignorant Lean. Bon ! Comment je fais, moi, pour avoir cette montagne d’or ?

Lean fit signe à Eloah qu’il était perdu. Elle lui répondit par un hochement d’épaule, elle avait maintenant l’habitude de ne plus se préoccuper des divagations de son ami. Pendant ce temps, Fero avait une étrange impression. Une pensée lui disait : « Une crêpe aux tofus t’appelle dans la cuisine… » Cette idée se fit de plus en plus intense, jusqu’à ce qu’elle se lève. Elle annonça au frère et à la sœur qu’elle avait quelque chose à faire dans la cuisine et que ça pourrait prendre du temps. Ils n’avaient pas à s’inquiéter. Unician la suivit, la harcelant de questions pour avoir tout plein d’argent… Une fois dans la cuisine, Unician s’arrêta ainsi que sa stupide idée de crêpe.

« Hum… Ça sert à rien d’y retourner tout de suite. Ils doivent vouloir se dire plein de choses, laissons-les en privé quelques temps… T’as pas envie de cidre pour faire passer cette crêpe ? »


Par Unician
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© Ferora La Feu, © Eloah Sacriange, © Unician  et © Gyloise ; © Dofus, © Wakfu, © Ankama
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