Ferora Les aventures d’Eloah et Ferora Eloah
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On aurait entendu des larves ramper à la suite de cette intervention. Et puis, Ferora regarda longuement le tofu et se dit que cela n’avait finalement pas d’importance. Sans plus s’en préoccuper, elle alla examiner le contenu de la marmite.

« Hum… Bientôt prêt, conclut la jeune femme. Ah ! Et, Elo a mis la table. Impeccable. Nous n’avons plus qu’à attendre son retour. »


Par Ferora

C’est à ce moment qu’une personne poussa la porte de la taverne et la referma soigneusement d’un bon coup de pied. C’était bien entendu la disciple de Sacrieur qui revenait.

« Brr, commence à faire frais dehors ! J’ai rentré les dragodindes dans la petite bâtisse derrière le potager. Il y a un peu de paille, et elles y auront toujours un peu moins froid ! J’ai profité de ma petite excursion pour ramener un peu de bois. »

Aussitôt dit, aussitôt elle plaça une petite bûche dans la cheminée. Puis, elle sortit de sa sacoche dépecée une fleur qu’elle posa dans un verre rempli d’eau qu’elle avait préalablement disposé sur la table. Elle expliqua qu’il s’agissait d’une fleur Kifâhn. Celles-ci étant splendides, la jeune femme en avait facilement aperçu quelques unes sur les bords du chemin. Elle raconta qu’une légende voulait que ce soit Sacrieur elle-même qui ait créé cette plante. Les Kifâhn pousseraient dans n’importe quel endroit et sous toutes conditions environnementales. En fait, elles doivent juste sentir un amour sincère et puissant dans leur périmètre pour se développer. Or, il y avait une bonne zone de Kifâhn autour de la taverne ! La légende conte également que le jour où les Kifâhn auront disparu, Sacrieur a juré de se retirer du commun des mortels. « Heureusement, ce ne semble pas être pour aujourd’hui ! » se félicita sa disciple. Elle en conclut que l’amour des Compagnons était encore vivace.

« Je prie pour qu’il subsiste à travers les générations futures, déclara-t-elle avant de marquer un temps d’arrêt avec un bref soupir. Regardez-moi ces douze pétales, ce rouge à la fois foncé et brillant, une merveille ! Enfin, je parle, je parle, mais je commence à avoir faim ! »


Par Eloah

« Je ne te savais pas aussi sentimentale. Mais pour une disciple de Sacrieur, je devrais pourtant le savoir. Et, c’est très beau ce que tu viens de nous expliquer. J’ai toujours apprécié ces fleurs, mais je ne connaissais pas leur histoire. Un gros trou dans mes notes de conteuse apparemment… Sinon, il n’y a plus qu’à me passer ton assiette, je vais te servir. Hop ! Voilà. A mon tour maintenant. Ah, non ! J’oublie Tit’. Tiens, pour toi, mais ne m’en mets pas partout… Et toi Uni, tu ne lui dis pas le contraire, marre de nettoyer pour aujourd’hui, lui adressa-t-elle avant de s’asseoir à la table, face à Elo. Prions nos Déesses :

Que par le feu que tu nous confies, nous nous montrions toujours capable de protéger autrui.
Que par le feu que tu nous confies, nous soyons toujours valeureux et honorables en combat.
Que par le feu que tu nous confies, nous apprenions le monde.
Que par le feu que tu nous confies, nous ne perdions jamais espoir.
Que par le feu que tu nous confies, nous n’oublions pas qui nous sommes et ce que nous sommes.
Que par le feu que tu nous confies, nous ne volâmes jamais.

Que par le feu que tu nous confies, tu bénisses ce repas. »

Avec ce chant, la disciple de Féca en vint à penser à un être très cher à son cœur : « Mamora ». Elle resta ainsi pensive en attendant qu’Eloah finisse le sien.


Par Ferora

« Ô Sacrieur, ma Déesse
Donne-moi la force,
Force-moi le courage,
En tout temps et tout âge
Fais que mon cœur soit infaillible,
Que mon sang couvre la blessure de mes amis.
Ô Sacrieur, ma Déesse
Toi qui a placé en moi cette foi
Honneur, sacrifice et vaillance,
Jamais mon cœur ne balance,
Insuffle-moi la vie, je te rends l’Amour.

Bénis ce repas, source de force et de vigueur, mon sang n’en sera que meilleur. »


Par Eloah

« J’ai toujours été jalouse de votre prière, la notre manque de rime, fit remarquer son amie. Mais bon, tout y est ! Allez, bon appétit ! » souhaita la disciple de Féca avant de prendre ses couverts et de commencer par la viande.

Pendant ce temps, Tit’ se tenait tranquille en regardant sa gamelle d’un air de dire : « C’est quoi ce truc ? Tu m’as bien regardé ? »


Par Ferora

« Une prière que je répétais chaque soir avec mon père avant de dormir. Je ne pouvais pas m’endormir sans, c’était comme un conte pour moi. Bon ! C’est assez de parler, mon estomac parle plus fort que moi ! » répondit son amie avant d’attraper à son tour ses couverts et de manger avec appétit.


Par Eloah
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© Ferora La Feu, © Eloah Sacriange, © Unician  et © Gyloise ; © Dofus, © Wakfu, © Ankama
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