Ferora Les aventures d’Eloah et Ferora Eloah
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Saison 1 : À la taverne de Soin Tan Ranci

Episode 6 : Orchomène

Nos compagnons arrivent dans une nouvelle cité à la recherche de nouvelles informations sur leur ennemi. Seulement, la vie n’est pas aussi simple et tout ne va pas se passer comme prévu. Par exemple, ils vont en visiter les prisons, y faire de nouvelles rencontres, parfois simples, parfois mystérieuses, ou encore ombrageuses. Bref, leur séjour à Orchomène ne passera pas inaperçu. Espérons qu’il leur soit aussi bénéfique.


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Les ombres étaient démesurément longues, les troupeaux de bétail étaient conduits dans leurs enclos, les derniers voyageurs se pressaient sur la route. Nous étions au crépuscule, le soleil, de sa même couleur ambrée mille ans plus tard, allait disparaître derrière l’horizon. Ainsi mise en relief, la ville semblait être auréolée d’or et d’argent. Les remparts étaient, quant à eux, rendus si majestueux qu’ils en devenaient écrasants. C’était ce spectacle que les voyageurs de la colline observaient, du haut de leurs étranges montures visiblement fatiguées.

— Et bien, sœurette, je n’aurais jamais pensé mettre moitié moins de temps avec tes montures. Ce sont vraiment de bonnes bêtes, déclara le disciple d’Eniripsa.
— Et encore, tu n’as pas tout vu. Elles sont aussi très utiles en combat.
— Ah, oui ? Mais, je ne sais pas si j’ai hâte de voir cela, vos derniers combats ont l’air d’avoir été très éprouvants, pour le moins.
— Oh ! Ahiâm… Aurais-tu peur ? s’amusa la disciple de Sacrieur.
— Dis, Fero, je peux rester avec toi ? demanda la jeune disciple de Xélor, assise derrière une jeune femme blonde aux vêtements disparâtres.
— Tiens ! La ville t’intimidera-t-elle, Dari ? C’est vrai que je ne m’attendais pas à une ville d’une taille si importante, mais, il n’y a pas de quoi avoir peur. Une ville reste une ville, rassura l’ex-Ryukana, remise de ses émotions.
— Oui, oui. Mais, reste avec moi quand même.
— Comme tu voudras. De toute façon, nous ne nous séparerons pas sans avoir d’abord trouvé un point de ralliement.
— Hé ! Ils commencent à fermer les portes de la ville ! Il faut se dépêcher si nous ne voulons pas passer une autre nuit à la belle étoile, s’exclame soudain Ahiâm.
— Allons-y ! répliqua sa sœur.

Les quatre voyageurs reprirent alors leur route, suivit par deux chachas comme on en voyait plus dans cette époque, Zéphyr — celui d’Eloah — et Sibur — celui de Ferora. Ils demandèrent un dernier effort à leurs montures qui répondirent immédiatement. Les portes allaient se fermer complètement lorsqu’Eloah franchit l’ouverture tout juste assez grande. Les gardes furent si stupéfaits qu’ils abandonnèrent temporairement leur tâche, laissant le temps aux derniers voyageurs de rejoindre la nouvelle arrivante.

D’autres gardes sortirent alors d’un baraquement proche de la porte et encerclèrent les voyageurs. On n’était jamais assez prudent à cette heure tardive. Un disciple de Sadida, visiblement leur chef, sortit à son tour du baraquement.

— Holà ! Qu’avons-nous là ?
— Chef ! Chef . Ils sont entrés de force alors que nous fermions les portes.
— Hé ! Ce n’est pas tout à fait vrai, s’insurgea la disciple de Sacrieur.
— Ah ! Expliquez-moi ça. Et, expliquez-moi aussi ce que vous venez faire à Orchomène. On n’aime pas trop les fauteurs de trouble par ici.
— Et bien, quand nous avons vu les portes se refermer, nous nous sommes dépêcher pour tenter de rentrer avant leur fermeture complète. Mais, en aucun cas, nous n’avons forcé le passage. D’ailleurs, ce serait contraire aux préceptes de ma classe, expliqua Ahiâm.
— Et, de quelle classe êtes-vous donc ?
— Je suis disciple d’Eniripsa. Ma sœur, que voilà, est disciple de Sacrieur ; la jeune femme blonde, de Féca ; et, la petite fille, de Xélor.
— Je ne suis pas petite, s’indigna cette dernière.
— En voilà un groupe des plus étranges… Un eniripsa, une sacrieuse, une fécatte, une enfant xélorette… Et, à quelle faction appartenez-vous ?
— Aucune, répondit la jeune femme blonde.
— Ah ! Tant mieux, tant mieux… Ça évite les histoires. Et, que venez-vous faire ici, déjà ?
— Nous venons consulter les archives du temple de Xélor, nous sommes à la recherche de notre frère, répondit Eloah.
— Hum… Toi ! Va au temple et ramène-moi un responsable ! Allez, plus vite que ça ! Vous, vous attendez là. Je veux vérifier votre histoire.
— Comme vous voudrez, se résignèrent les voyageurs en mettant pied à terre.

Le garde revient une vingtaine de minutes plus tard, un disciple de Xélor bousculé d’avoir été dérangé à sa suite.

— Bien. Merci d’être venu, Maître Karmakel. Je voulais vérifier avec votre aide l’histoire de ce groupe étrange de voyageurs, se justifia le chef des gardes.
— Ah ! Heu… C’était vraiment nécessaire ? Ils n’ont pas l’air méchants.
— Ce sont les plus vicieux ceux-là !
— Hé ! Je ne vous permet pas, se récria Eloah.
— Sang chaud… Disciple de Sacrieur ?
— Oui, et je me nomme Eloah. Voici mon frère, Ahiâm, disciple d’Eniripsa en mission ; mon amie Ferora, disciple de Féca ; et une jeune disciple de Xélor, Darinao, qui veut effectuer son voyage initiatique en notre compagnie. Nous sommes venus consulter les archives de votre temple car nous recherchons l’un de vos disciples qui a trahi beaucoup de monde, et est coupable de l’enlèvement de notre frère aîné.
— En voilà de graves accusations que vous portez ! J’espère que vous avez des preuves, intervient le chef.
— Ah ! C’est vous que nous attendions. Mais, vous ne deviez pas arriver avant deux jours encore, attesta Maître Karmakel en même temps.
— Vous les connaissez, Maître ? s’étonna le disciple de Sadida.
— Oui, oui. Je me porte garant pour eux. Ne vous inquiétez pas, ils ne poseront pas de problèmes, lui assura-t-il.
— Bon, très bien. Mais, je vous tiendrais pour personnellement responsable.
— Allez, venez avec moi, voyageurs, s’adressa le Maître Xélor sans plus tenir compte du chef des gardes.

Les voyageurs prirent leur monture par la bride et suivirent leur sauveur en passant entre les gardes qui avaient baissé leurs armes. Ils remontèrent la rue qu’un éclairagiste commençait à illuminer avec d’étranges boules, laissant les gardes rentrer dans leur baraquement et le chef leur lancer un dernier regard suspicieux.


Par Ferora

— Vos chambres sont libres, mais elles ne sont pas prêtes ! s’inquiéta Maître Karmakel en faisant pénétrer le groupe par une petite entrée située à l’arrière du temple de Xelor.
— Ce temple est magnifique… constata Eloah.
— En effet, cela contraste avec ce que l’on a vu jusqu’à maintenant ! renchérit Ferora.
— La ville est bien protégée, ici nous serons au calme.
— Vous avez raison, jeune soigneur, cette cité est bien gardée, ne vous en faites pas ! Bon heu, attendez ici. Je vais quérir quelqu’un pour vous amener à vos chambres. Quelqu’un viendra ensuite avec moi pour amener vos… montures dans un endroit plus approprié que ce parc !

En effet le parc était recouvert de fleurs d’une rare beauté, des sÿnbelmunes de différentes variétés, selon Darinao. On utilise ces fleurs pour faire de la poudre temporelle leur apprit la jeune disciple. Le Maître revint accompagné d’une disciple qui mena Ferora et Darinao à leurs chambres respectives, et d’un disciple qui emmena Ahîam vers le dortoir des garçons. Les amis se dirent bonsoir et Eloah accompagna Karmakel en dehors du temple vers ce qui allait être le dortoir des dragodindes.

— Ce n’est pas que vos montures me posent problème, mais la culture des sÿnbelmunes est assez difficile, alors…
— Je comprends tout à fait, Maître. Où allons nous ?

Karmakel conduisait Eloah et les dragodindes chez son beau-frère, un éleveur de porcs et boucher. Il avait toujours un enclos de libre, habituellement. Le boucher ne posa aucun problème, il accepta de suite d’héberger les montures d’Eloah, qui lui donna quelques pièces d’or pour la nourriture et le dérangement. Après avoir passé ses consignes et insisté sur les habitudes alimentaires de ses bêtes, Eloah remercia le boucher et regagna la rue avec le Maître. Ils discutèrent en chemin.

— Un brave homme, mon beau-frère !
— Très serviable, en effet.
— Ainsi donc, vous voulez examiner nos archives ? Une idée d’où commencer ? C’est que, il y a un sacré stock de parchemins dans nos étalages !

« Parchemin. » Ce mot résonna comme le son d’un gong dans la tête d’Eloah.

— Heu… Nous avons une piste oui… bredouilla Eloah, perturbée.
— Tant mieux ! Ah, nous voilà déjà. C’est tout près, vraiment c’est pratique pour vous !
— Oui, heu… Merci, vraiment. Merci de votre aide.
— Je vous en prie, vous nous aidez aussi si vous démasquez des disciples appartenant à la faction des Sœurs de Dathura !

Eloah quitta le Maître Karmakel devant sa chambre, lui souhaitant bonne nuit. Elle s’allongea sur son lit, sans prendre la peine de se déshabiller. Epuisée par la chevauchée de ces derniers jours, elle s’endormit aussitôt. Parchemin, Lean, la Bulle, Dathura, Ogrest… Ces mots se bousculaient dans son sommeil, ils revenaient sans cesse, sans cohérence. Eloah se réveilla en sursaut. Les derniers évènements qu’elle avait vécu étaient jusqu’à présent embrouillés par ses dernières émotions et ce monde, nouveau. Mais la mémoire lui revint. Elle se souvint des paroles de Lean, au sujet de ce monde. Et puis, du parchemin. Elle fouilla alors dans sa sacoche, resortant son pantalon de son monde d’origine, et extirpa d’une poche, le parchemin. Ouf ! Il est là. Elle se rendit, le parchemin en main, dans le parc par lequel le groupe était entrer au temple.

— Fero ! Mais qu’est-ce-que tu fais là ? Tu ne dors pas ! chuchota-t-elle à son amie, qui, en retour, lui adressa un regard lui faisant comprendre qu’elle donnait, par là, la réponse à sa question. Moi non plus. Enfin, j’ai dormi. Ça m’a remis les idées en place…
— Et ?
— Regarde… Ce parchemin, c’est ça qu’était venu chercher Lean.
— J’y ai repensé aussi, mais je n’ai pas eu l’occasion de t’en reparler, discrètement.
— Mais… Toi ? Pourquoi es-tu réveillé ?
— Oh… Pas sommeil.
— C’est ça ouais, prends moi pour un boufton !
— Je ne crois pas que les bouftons soient très courants ici.
— …
— Ça fait de toi un être exceptionnel dans ce monde !

Les deux amies étouffèrent un rire, Eloah donna un coup de coude à son amie pour se défendre de cette taquinerie.

— Plus sérieusement, Fero ?
— Tu sais… C’est toujours la même chose…
— Gardes confiance. Je suis certaine que tu récupéreras tout ce que tu as perdu. Comme moi. Regarde, qui aurait cru que je retrouverai un jour mon jumeau ?
— C’est différent, tu sais.
— Peut être pas tant que ça. Sur la forme oui, mais au fond… Ça me paraissait impossible à moi aussi. Presque vingt ans sans eux… Tu viens de perdre tes pouvoirs, soit patiente, encore un peu.
— Je ne sais pas…
— Et puis, tu sais, la coupa Eloah qui voulait absolument lui remonter le moral, au moins ta chevelure blonde ça permet d’expliquer facilement certains de tes traits de caractère !
— Oh !

Les deux amies étouffèrent de nouveau un rire et échangèrent un regard complice.


Par Eloah

— Bon, alors ? Qu’est-ce qu’il raconte ce parchemin, Elo ?
— Heu… Et bien, si tu te souviens, il parle de la descendance de Lagoa, une disciple de Sacrieur très importante qui a sû trouver le sort des épées dansantes. Ainsi, il est ici fait motion d’une prophétie en rapport avec sa descendance, dont je fais partie.
— Oh ! Je commence à comprendre… Et, que dit cette prophétie ?
— Qu’un jour naîtra…
— Fero ! Elo ! furent l’écho qu’entendirent bientôt nos amies sortir du couloir menant aux chambres. Fero ! Elo !
— Qui peut bien nous appeler ? s’interrogea la première.
— On ne dirait pas…
— Si, tu as raison. C’est Dari. Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver ?
— Allons la rejoindre, et nous aviserons.
— Tu as raison, ’lo.

La disciple de Sacrieur rangea la liasse dans sa tunique, et suivit son amie qui entrait déjà dans le bâtiment. « Fero ! Elo ! » continuait-elle d’appeler. Il ne leur fut pas difficile de retrouver la jeune fille. Celle-ci était en chemise de nuit, pieds nus sur le carrelage froid, et on lisait la peur sur son visage. Tout à coup, un vieux disciple de Xélor arrivant en courant s’arrêta à leur niveau. Il était visiblement en colère.

— Enfin ! Qu’est-ce que c’est que tout ce raffut, disciple apprentie ! Tes camarades dorment et en ont bien besoin !
— Euh, excusez-moi, hésita Ferora, mais nous allons nous en occuper. Elle voyage avec nous et le Grand Maître de son temple nous l’a confiée.
— Rien à cirer ! Vous n’êtes pas disciples de Xélor, ce n’est pas à vous de faire la loi dans son temple.
— Je ne tiens pas à faire la loi, comme vous dites. Je voudrais juste m’occuper de cette enfant.
— Et bien, merci, mais non merci ! C’est à moi de m’en occuper, non mais !
— Je ne suis pas d’accord, elle n’est pas sous votre responsabilité, mais la notre…
— Heu… Fero, techniquement parlant… intervint son amie sacrieuse.
— Techniquement parlant, nous sommes tout les quatre des invités à qui on a offert l’hospitalité, quelque soit le Dieu ou la Déesse que nous servons. Dari n’est pas ici en tant que disciple de Xélor, mais en tant que compagnon d’un groupe de voyageurs. De ce fait, il est de notre responsabilité de nous occuper d’elle.
— Oui, mais…
— Ah, oui ! Vous le voyez comme ça ! Et bien, on va bien voir ce qu’en pense le Maître. Et ne vous étonnez pas si vous êtes virées manu militari ! On ne va quand même pas se laisser faire par une blondasse qui n’a même pas de vêtements potables !
— Non mais ! Oh ! Vous ne savez pas à qui vous avez à faire vous !
— Ah, oui ! A qui ai-je donc l’honneur, hein ?
— ASSEZ ! s’écria soudain une voix péremptoire qui brisa les tympans de tout les protagonistes mais laissa dans le sommeil tout les autres habitants du bâtiment.

Darinao, paniquée se réfugia derrière ses amies tandis qu’elles avaient les mains sur leurs oreilles pour se protéger, le vieux disciple restant stoïque mais muet.

— Si vous voulez vous battre, il y a un excellent terrain d’exercices, bizarrement, prévu pour ça. Sinon, retournez à vos occupations précédentes et oubliez cet évènement.
— Bien, Grand Maître, reconnu le vieux disciple.
— Bien, Grand Maître Xélor, indiquèrent en chœur Ferora — avec réticence — et Eloah.

Le petit groupe se sépara, le vieux disciple retourna à sa salle de veille, les autres retournèrent à la chambre de Darinao. Ferora et elle s’assirent sur le lit tandis qu’Eloah parcourait la pièce pour voir si quelque chose clochait.

— Alors, Dari, qu’est-ce qui t’as fait peur au point de sortir dans le couloir et de nous appeler en criant ?
— C’est… C’était un… Une chose qui flottait dans les airs. Je voyais au travers, mais elle, elle me regardait droit dans les yeux… Elle avait une queue noire qui se tortillait dans tout les sens, et des cornes… bredouilla la jeune disciple.
— Tu penses à la même chose que moi ? demanda sa compagne à la disciple de Sacrieur.
— Oui, je pense bien, répondit-elle au tac au tac.
— Uni ! s’écrièrent-elles ensemble.
— Oui ? satisfait une voix désincarnée.


Par Ferora

— Espèce de spectre amorphe, fantôme de boufton, réincarnation de tofu malade ! T’es débile ou quoi !
— On est gentiment accueillit ici, et on essaye de se faire le moins remarquer possible ! On est pas en vacances sur Pandala au club Mid ! précisa Ferora.
— Rhô ! Ça va ! Je pensais pas que ça allait lui faire peur à ce point ! Vous êtes vraiment… Pffff !
— Bon, moi je retourne me coucher, demain je sens que la journée va être longue. Eloah sortit en adressant un dernier regard noir à Unician qui boudait.
— Moi aussi, Dari, je vais y aller.
— Oh non… Non ! S’il-te-plaît, Fero… Reste avec moi !
— Mais, c’est Uni qui t’a fait peur et…
— Je sais, mais… Je ne me sens pas très à l’aise. J’ai peur maintenant…
— C’est malin Uni, tu l’a terrorisé !
— Puf, une petite apparition…
— Bon d’accord, Dari, je vais chercher mon matelas en plume et je dors à côté de toi.
— Merci Fero !
— Uni, viens m’aider.

La fin de la nuit se passa sans autre évènement. Au petit matin, Eloah s’était levée avant le lever du soleil pour réaliser ses exercices habituels, souplesse, équilibre, renforcement musculaire. Puis elle alla se laver et flâner dans le temple en attendant le réveil de ses amies et de son frère pour le petit déjeuner.

— Elo ? Tu es déjà debout ! s’étonna Ahîam en la rencontrant dans un grand couloir clair, au sol marbré et encombré de diverses statues grisâtres.
— Je suis assez matinale, par la force des choses. En aventure la grasse mat’ n’est pas fréquente. Et toi alors ?
— Oh, c’est juste que je dois être à l’heure au temple d’Eniripsa. Il y a toute une cérémonie pour la fiole que je dois apporter. D’ailleurs, je te laisse, j’y vais. D’après ce qu’on m’a dit le temple Eniripsa est à l’autre bout de la ville, entrée Est.
— Ok. A tout à l’heure p’tit frère !
— A toute p’tite sœur !

Eloah passa un moment à contempler les statues. Des disciples de Xelor, sûrement de grandes figures se dit Eloah. Elle fut surprise par Sibur qui se colla contre ses jambes en ronronnant, bientôt, Ferora et Darinao apparurent dans le couloir.

— Bien dormi les filles ?
— Super ! Hein, Fero ?
— Oui, ça va.
— J’ai une faim de mulou, moi !
— Et moi de meulou ! renchérit Darinao.
— As-tu déjà seulement vu un meulou, Dari ?
— Toi, oui ?
— Bien sûr, j’ai une paire de mules en peau de meulou chez moi ! rigola Eloah.

Les amies se dirigèrent ainsi en discutant des canidés vers la salle commune des repas. Elles mangèrent à leur faim et découvrirent de nouvelles saveurs agréables. Eloah finit par se lever et indiqua à ses amies qu’elle se rendait de suite dans la salle des archives.

Après déjà deux heures et demi de recherche, assistée par un disciple du temple affecté aux archives, Eloah ne trouvait rien. Rien d’utile en tout cas. L’espace d’un instant, elle se demande se que faisait Ferora et Darinao. Elle ne leur avait pas demandé de l’assister, mais elle se posait la question par curiosité. Puis ses soucis reprirent le dessus. Elle songea alors à relire le parchemin sur la prophétie.

« D’un sang s’offrant au sacrifice et de mots s’opposant à la souffrance, naîtra l’équilibre. De par la douleur, l’équilibre sera rompu un temps. 1000 ans plus tard, il se rétablira de lui même. Alors seulement, un nouvel art sera maitrisé et rendra un nouvel espoir aux Dieux. »

Ces mots semblaient n’avoir aucun sens pour Eloah. Quel rapport avec Lagoa ? Ce texte était censé parler de sa descendance. Et, si elle s’était trompée ? Trop de coïncidences pour qu’elle se soit trompée. Dépitée, elle décida de libérer le disciple de sa tâche et lui indiqua qu’elle reviendrait plus tard. Eloah pris soin de ramasser ce parchemin et se dirigea ensuite vers le temple Sacrieur, en passant rendre visite à ces dragodindes, histoire de s’assurer qu’elles avaient passé la nuit et portaient bien. Une fois au temple, grâce à son habit, personne ne fit attention à elle. Elle entra dans une salle d’entraînement au corps à corps et se défoula sur des faux guerriers en cuir rembourrés de plumes. C’était plus facile de réfléchir ainsi pour Eloah. Tandis qu’elle se défoulait sur les pauvres guerriers immobiles, un disciple entra sans se faire remarquer. Un petit sourire éclairait son visage, en songeant à la réaction qu’aurait l’inconnue quand il la surprendrait. Mais il n’eut pas le plaisir de lui faire peur, au moment où il allait lui taper vivement dans le dos en hurlant, il se retrouva sur le dos, quelque peu sonné.

— Oui, c’est pour ? questionna Eloah, satisfaite de son effet de surprise.
— J’ai le souffle coupé !
— A peine, tu réussis à parler !
— Je ne vous ai jamais rencontré, mademoiselle… interrogea le disciple tout en se relevant.
— Aucune importance. Tu voulais quelque chose ?
— Farouche, mademoiselle Aucune-importance ! Je me demandais simplement ce qu’un disciple faisait à l’entraînement à cette heure. C’est le créneau pour la théorie là ! D’ailleurs, pourquoi n’êtes-vous pas avec les autres ? Votre rang ?
— En quoi cela te regarde !
— Vous parlez au délégué des disciples avancés, mademoiselle Aucune-importance !
— Ah ! Disciple avancé… Laisse-moi rire !
— Et de quel rang se dit la damoiselle Aucune-importance ? Hum ?
— Je suis de cercle 126 l’ami ! répondit Eloah, toute fière, mais aussitôt en doute quant au terme utilisé pour cette époque afin de désigner le niveau des disciples. Un temps de silence s’imposa. Eloah cru qu’elle avait dit une bêtise.
— Vraiment ?
— Tu veux vérifier ?
— Non, non. Je vous crois, mademoiselle Au…
— Eloah ! C’est Eloah.
— Shadan, pour vous servir.
— Vraiment ? Que pourriez-vous m’apprendre sur les Sœurs de Dathura ?
— Heu… c’est à dire que… visiblement surpris par la question directe, Shadan hésita. Vous voulez rejoindre ce groupuscule extrémiste ?!
— Tu peux me tutoyer, Shadan, si tu me permets. Et non, je veux juste en apprendre plus sur ce groupe, pour des raisons que je n’ai pas à justifier. Mais crois-moi, je suis fidèle à Sacrieur.
— Écoute, je ne peux pas t’en parler ici, maintenant. Rejoins-moi, ce soir, à l’auberge de la Pioulette qui siffle. C’est dans le quartier Ouest.
— Je te remercie, Shadan. À ce soir. Je viendrais accompagnée.
— Aucun problème, Eloah. Je te laisse. Ah oui ! Et aussi, excellent balayage du pied !
— Je t’apprendrai deux ou trois trucs si tu veux impressionner tes mentors en entraînements, mais plus tard.
— De toute façon, je dois te laisser.

Les deux disciples de Sacrieur se quittèrent ainsi. Un malheureux guerrier en plume subit encore une demi-heure les coups d’Eloah. Puis cette dernière visita discrètemant le temple de Sacrieur, pris dix minutes pour une prière et sortit. Elle se mit en quête de Ferora.


Par Eloah

Ferora et Darinao finirent leur petit déjeuner tranquillement. Puis, elles se renseignèrent sur l’endroit prévu pour prendre des bains. Après la suée qu’avait eu cette dernière pendant la nuit, elle en avait bien besoin et Ferora s’était proposée à l’accompagner pour se changer les idées. Le responsable de la salle les aiguilla vers les thermes du temple réservés aux femmes, où d’ailleurs, elles avaient peu de chance de trouver du monde à cette heure. Ferora récupéra Sibur qui avait fait la rencontre d’une femelle de son espèce, mais la maîtresse n’était pas encline à les laisser « jouer » ensemble. La jeune femme et sa compagne se dirigèrent donc vers les thermes.

Là-bas, comme l’avait supposé le responsable, elles étaient seules. Toutefois, elles durent, de ce fait, chercher les affaires de bain. Finalement, ce fut Sibur qui trouva les serviettes en fouillant à son habitude, et les filles trouvèrent de l’autre côté les produits nettoyants pour leur corps, et plus loin, leurs vêtements. Ainsi, elles purent se déshabiller, mettre leurs serviettes, et faire tremper leurs vêtements dans un petit bassin vraisemblablement prévu à cet effet. Elles passèrent le rideau qui les séparait du véritable bassin, et furent presque noyées dans le soudain brouillard.

Leur vue s’habitua néanmoins assez rapidement, et elles purent s’approcher de l’escalier menant à l’eau. Elles entrèrent enfin et prirent un grand plaisir à sentir cette eau propre et chaude sur leur peau. Darinao se décida à faire quelques petites longueurs dans le bassin tandis que Ferora marchait le long du bord en savourant ce bain et admirant les bas-reliefs des murs. Dari découvrit un endroit du bassin agité de forts remous. Elle appela son amie qui comprit qu’il devait s’agit d’un espace de massage du corps par des jets d’eau. D’ailleurs, elles purent voir, sous l’eau, un banc qui les attendait au centre des remous.

Vingt minutes plus tard, Ferora en profitait encore alors que la jeune fille avait découvert un drôle d’objet qui l’amusait follement. La jeune femme se souvint soudain la raison principale de leur venue, et se demanda en même temps ce que devenaient Eloah et son frère.

— Dari ! Ramènes-moi les produits, s’il-te-plaît. Il est temps de nous nettoyer ! annonça la disciple de Féca.
— Oui, Fero ! J’arrive tout de suite, répondit joyeusement la petit fille qui se rappelait que son amie lui avait promis de lui laver les cheveux et de les peigner.

Elles ne sortirent des thermes qu’une heure plus tard, fraîches, propres, et revigorées. Ferora voulut se mettre à la recherche d’Eloah mais quand elle apprit qu’elle faisait toujours ses recherches dans les archives, elle ne voulut pas la déranger. Alors, elles se renseignèrent sur les activités d’Ahiâm. Comme il était à l’autre bout de la cité, Ferora comprit qu’elles avaient peu de chance de le retrouver. En fait, il était plus que probable qu’ils se croisent sans se voir. Cependant, cela donna l’idée d’aller visiter le quartier où elles se trouvaient, voire la place du marché si l’heure du déjeuner était encore loin.

Ferora prévint le Maître Xélor qui les avait accueillies, puis, elles sortirent toutes les deux du temple, Sibur sur les talons. L’ex-Ryukana pu alors admirer de nouveau l’architecture fantastique de cette époque, agrémentées des explications de Darinao sur la présence de tel ou tel motif, telle ou telle sculpture, ou autre élément pas si décoratif que cela. Malheureusement, Ferora passait difficilement inaperçue à cause de sa tenue étrange, d’autant plus qu’elle ne portait pas sa cape et qu’elle était loin d’être laide. Aussi, les filles finirent-elles par être dérangées par un groupe de jeunes disciples d’Ecaflip imbus d’eux-même.

Seulement, Ferora, plutôt que de s’énerver comme à son habitude, préféra cette fois les ignorer. Le groupe les suivi encore quelques rues, toutefois, ils finirent par se lasser devant le manque de réaction de la jeune femme blonde. Ils laissèrent donc tomber et reportèrent leur attention sur un disciple de Crâ du même âge que Darinao. La disciple de Féca s’en aperçue et ne pu laisser passer cela. Elle se retourna donc pour leur signifier son indignation. Néanmoins, un fier disciple de Iop l’avait prise de vitesse et leur expliqua sa façon de penser. Ils ne demandèrent pas leurs restes et coururent rejoindre leur temple, probablement.

Le guerrier se retourna alors vers le jeune garçon pour lui demander comment il allait. Impressionné par celui-ci, il n’osait répondre. Ferora s’approcha à son tour, doucement, et en le rassurant. Il reprit alors le dessus et affirma haut et fort qu’il n’était plus un bébé et que cela ne servait à rien de le traiter comme tel. Sur ce, il partit, lui aussi, dans la direction de son temple, sans un regard en arrière.

— Hé, bien. Ça m’apprendra à vouloir aider mon prochain, s’offusqua le fier guerrier.
— Oh ! Ne vous en faîtes pas, à cet âge, c’est sa façon de nous remercier. N’est-ce pas, Dari ? s’amusa la jeune femme.
— Humpf… répliqua dignement cette dernière.
— Si vous le dites, vous avez l’air d’avoir plus d’expérience que moi en la matière. C’est votre fille ?
— Non ! Non, non. C’est plutôt une amie, elle nous accompagne dans notre quête car elle-même fait son voyage initiatique de disciple de Xélor.
— Ah ! Bien, bien. Bon, je dois vous laisser. J’ai moi aussi une quête à faire, et plutôt urgente du reste. Adieu !
— Attendez ! J’aimerais connaître votre nom, s’il-vous-plaît.
— Soit. Je me nomme Varel Kot, disciple de Iop de cercle 175.
— Et moi, Ferora La Feu… disciple de Féca de cercle 97. Et, voici Darinao Egeinal, apprentie disciple de Xélor.
— Ravi d’avoir fait votre connaissance, mesdemoiselles. A une prochaine fois, peut-être.
— Oui, qui sait ? Adieu, guerrier Varel.

Le disciple de Iop partit, Darinao fit remarquer qu’il était temps de rentrer au temple pour le déjeuner, ou de trouver une taverne. Ferora décida qu’il valait mieux rentrer au temple car c’est là qu’elles avaient le plus de chance de trouver Eloah ou son frère. Elles se mirent donc en route. Ce faisant, elles passèrent non-loin du temple de Sacrieur. Elles purent ainsi apercevoir leur amie qui en sortait, mais trop éloignées pour l’appeler. Elles tachèrent donc de la rattraper. Quant à elle, la disciple de Sacrieur était visiblement à la recherche de quelqu’un. Toutefois, elle ne pouvait imaginer que son amie se trouvait dans son dos. Si bien que lorsque cette dernière lui tape finalement sur l’épaule, elle sursauta.

— Bah, alors ! Nerveuse, ma petite, ria sa compagne.
— Puf ! Je t’y prendrais, toi, à ce petit jeu. A croire que vous vous êtes ligués, Uni et toi, répliqua-t-elle.
— Rhô… Si on ne peut plus s’amuser…
— Tu nous cherchais, Elo ? demanda Darinao afin de changer de sujet.
— Effectivement, Dari. J’ai plusieurs choses à vous raconter, dont mes dernières réflexions. Cependant, il vaudrait mieux attendre Ahiâm. Et vous, que faisiez-vous ?
— Oh ! Là, nous rentrions au temple en espérant de voir remonter des archives. Et puis, nous t’avons aperçue sortir du temple de ta Déesse, alors nous t’avons suivie. Il est l’heure du déjeuner aussi.
— Quoi ?! Déjà ? Et bien, le temps est vite passé…
— Oh ! Tu sais, le temps, c’est relatif, remarqua la jeune disciple de Xélor en leur faisant un clin d’œil. Vous devez le savoir aussi bien que moi, non ?
— Certes, certes… répliqua Eloah avant de rire un bon coup avec Ferora.
— Ah ! Vous voilà, je vous ai cherchées partout ! s’exclama soudain une voix masculine.


Par Ferora

— Ça s’est bien passé ta cérémonie, p’tit frère ?
— Oui, oui, rien d’extraordinaire ! Une fiole de plus en place ! Plus que deux ! Et je serai enfin reconnu comme fidèle serviteur d’Eniripsa. T’imagines… Je vais la rencontrer, réellement !
— Elle est très jolie, Eniripsa, ajouta Ferora en souriant.
— Quoi ?! Tu l’as déjà vu ?
— Si tu savais les Divinités avec qui on converse régulièrement ! continua Eloah, en riant.
— Tss ! Tissu de mensonges ! C’est l’heure du déjeuner, on y va ?
— Oui c’est ce qu’on avait prévu.
— Mais Elo, tu sors du temple de Sacrieur ?
— Oui, je me suis entraînée, un peu. D’ailleurs, j’ai rencontré quelqu’un.
— Ah oui ? réagit aussitôt son frère, amusé.
— Mais nooon, pas « rencontré quelqu’un », juste « rencontré quelqu’un » !
— En effet c’est plus clair ! s’amusa Ferora.
— C’est un jeunot ! Mais il a des infos sur les Sœurs de Dathura. On le rejoint ce soir à l’auberge du Piou qui piaille… Non, c’est pas ça… du Piou qui file ? M’énerve ces noms débiles d’auberges ! Ça veut rien dire !
— Quel quartier ? demanda son frère, entre deux rires, tandis que les deux autres filles rigolaient sans s’arrêter.
— Ouest !
— Alors c’est à l’auberge de la Pioulette qui siffle ! déclara Ahiâm en reprenant son souffle.
— Voilà ! J’étais pas loin ! Tu connais déjà la ville par cœur ?
— Je suis déjà venu ici, avec Lean. Tes recherches ont avancé ?
— Je vous ferais lire une chose, après le repas. Vous me direz ce que vous en pensez.

Ils déjeunèrent dans la salle commune, à la table du Grand Maître, qui demanda les avancés des recherches. Eloah, dépitée, lui assura qu’elle avait toute l’aide qu’elle voulait mais qu’elle ne disposait que de trop peu d’informations pour retrouver ce disciple. Elle ne fit pas mention du parchemin. Après le repas, le groupe d’amis se rendit dans la chambre d’Eloah. Ils s’asseyèrent sur son lit. Elle leur fit lire le parchemin à tour de rôle.

— D’un sang s’offrant au sacrifice et de mots s’opposant à la souffrance, naîtra l’équilibre. De par la douleur, l’équilibre sera rompu un temps. 1 000 ans plus tard, il se rétablira de lui même. Alors seulement, un nouvel art sera maîtrise et rendra un nouvel espoir aux Dieux, lu Ahiâm à haute voix.
— Moi j’y comprends rien, précisa Darinao. Ferora ne disait rien, elle réfléchissait comme elle savait le faire.
— Fero ?
— Hum ? Bien, nous savons déjà que ça parle de la descendance de Lagoa.
— En théorie, oui.
— Donc de vous.
— D’Ahiâm surtout, d’après Lean, précisa Eloah.
— Peut être pas, justement.
— Comment ça ?
— « sang s’offrant au sacrifice » , ça me fait penser à un disciple de Sacrieur. « mots s’opposant à la souffrance » ça colle bien avec les disciples d’Eniripsa. Or, ton père était disciple de Sacrieur, et ta mère, d’Eniripsa.
— Intéressant. Mais sur toute la descendance de Lagoa, papa n’a pas été le seul à s’unir avec un disciple d’Eniripsa !
— Ah ! J’avais espéré… Mais, il y sûrement un autre élément qui entre en compte. « naîtra », les autres couples disciples de Sacrieur/d’Eniripsa ont ils eut des enfants ?
— Oui, affirma Eloah.
— Equilibre ce pourrait être garçon-fille ? balança instinctivement Darinao.
— Vous êtes jumeaux ! Mais oui ! C’est vous ! De vous deux que parle cette prophétie ! Pas seulement d’Ahiâm ! Tout colle ! lança Ferora d’une traite.
— Je ne sais pas si je dois me réjouir ou m’inquiéter plus de cette nouvelle. Je n’ai rien d’exceptionnel, moi ! s’inquiéta Eloah.
— La fin de cette prophétie est encore plus floue ! poursuivit Ahiâm. Mais, je suis ravi que nous y soyons tous deux associés.
— Bon. Tout ça s’est bien joli, mais elle parle pas de ramener Lean, cette prophétie ! vitupéra la disciple de Sacrieur.
— Ses conseils seraient les bienvenus. Ah… Il me manque !
— Je n’ai pas l’habitude de rester sans rien faire à attendre qu’une prophétie se réalise ! J’ai la chance de pouvoir reconstruire ma famille. Ah ! Si Aylin savait tout ça… Et Woger… soupira Eloah en se tournant vers son frère. Tu sais qu’il est devenu bon guerrier ?
— Tu parles sérieusement !
— Non, sans rire. Bon, la chance intervient autant que l’expérience dans ces combats, mais c’est le mode des disciples d’Enutrof ! Vraiment, il se débrouille bien !
— J’aimerais les revoir…
— Alors, retrouvons Lean !

Le plein de détermination refait, le groupe se leva et décida de se rendre en ville. Achetez quelques fournitures pour leur prochain départ, et rencontrer des gens. On ne sait jamais, la chance pourrait leur sourire. C’était toujours mieux que de rester au temple à ne rien faire.


Par Eloah
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