Ferora Les aventures d’Eloah et Ferora Eloah
Accès menu
Accès contenu
Flux RSS
Page : 1 2

— Il ne lui a pas donné de pouvoirs au sens strict. Il le rend simplement un peu plus puissant. Ce qui le rend capable de réaliser des sortilèges xéloriens de haut niveau, ce qui est bien sûr très dangereux. Je pense qu’il n’a pas pris conscience qu’en plus de nous tuer, nous, il risque également sa vie. Si les Conseillers le voyaient il serait expulsé à jamais de l’Ordre. Il ne faut pas faire n’importe quoi avec les différentes magies, elles sont toutes en équilibres, mais ça vous le savez déjà.
— Pour l’attirer, tu as raison Fero. Je pourrais toujours essayer d’attirer dans plusieurs directions en même temps, mais à quel moment c’est difficile… Mieux vaut conserver mes pouvoirs, conclut Eloah stressée avant de fouiller machinalement dans ses poches. Mais ! Fero ! Lean ! Regardez ce que j’ai ! Le parchemin ! Je suis vraiment tête en l’air… Ce coup-ci dans le bon sens, moi qui croyais l’avoir remis dans mon sac dans la taverne.
— Voilà qui nous laisse un avantage, mais du coup il va redoubler d’efforts pour nous anéantir. Je n’ose même pas imaginer le courroux d’Ogrest si cet imbécile échoue à sa mission…
— Quoiqu’il arrive, je serais toujours en première ligne pour vous protéger. Et si ça tournait mal, Lean tu pars avec Fero.
— Hors de question ! Je viens à peine de te retrouver ce n’est pas pour t’abandonner !

Lean avait à peine terminé ces paroles qu’une série d’aiguilles enflammées apparurent et foncèrent sur les trois amis. Trois d’entres elles allèrent se briser contre le bouclier incandescent de Ferora tandis qu’Eloah, grâce à son sort lancé précédemmant, en esquiva deux. Au passage, elle en grilla une alors que la seconde subissait de plein fouet une bulle lancée par Ferora. Lean quant à lui gela quatre aiguilles juste avant qu’elles ne l’atteignent. Lean enchaîna sur un autre sort, des cercles bleus tournoyant apparurent alors à bonne distance autour des trois amis.

— C’est quoi ça Lean ? interrogea Ferora.
— Les cercles définissent deux zones, la zone interne ne subit aucune influence temporelle. Par contre, à l’extérieur des cercles, le temps est ralenti. C’est la première fois que je le réussis. Je ne sais ni à quel point le temps est ralenti de l’autre côté, ni le temps qu’il va durer…
— Mais il le voit ça ? L’autre… demanda Eloah.
— Non, seuls ceux situés à l’intérieur des cercles peuvent visualiser ce sort.
— Fero, on se prépare à l’accueillir ? Il doit penser que ces aiguilles nous ont affaiblis… Il ne devrait pas tarder à se montrer… dit Eloah.


Par Eloah

Et, en effet, quand le nuage eu disparu, il était là. Il était là, flottant dans les « airs », à l’intérieur même du bouclier de Ferora. Elle ne comprenait pas comment il avait pu le traverser, jusqu’à ce qu’elle le regarde mieux et le reconnaisse…

— Toi ?! Mais, ce n’est pas possible…
— Et bien, si.
— Tu le connais Fero ?! s’exclama Lean.
— Attendez, là, vous deux ! Comment vous pouvez le connaître tout les deux ? demanda Eloah aux deux autres qui répondirent en même temps.
— C’est l’ami de Gyloise, le même qui m’a montré cet endroit et nous a tant appris sur les temps du Wakfu.
— C’est le disciple dont je t’ai parlé tout à l’heure.
— Quoi ?! Vous voulez dire qu’il s’agit de la même personne ?!
— Oui ! s’écrièrent-ils en chœur.
— Et, ça explique comment il a pu désactiver mes sortilèges xéloriens et pénétrer mon bouclier, ajouta Ferora.Ça nous dit même comment il a découvert ton arrivée, Lean. Il devait nous surveiller… Rhâ ! Je parie qu’il avait prévu ça depuis le début : m’amener ici ; me montrer ses sortilèges pour amener mes amis ici contre des connaissances en magie de la Déesse Féca… Je suis désolée les amis…
— Ce n’est…

Soudain, avant qu’Eloah ai pu finir sa phrase, il avait invoqué son rayon obscur pour faire régner les ténèbres dans le bouclier. Plus personne ne voyait ses propres mains. Enfin… Ferora ne se disait pas maîtresse du feu pour rien, ni Eloah, maîtresse des épées dansantes. Ensemble, elles réussirent à chasser la nuit. Malheureusement, Lean n’était plus là, tout comme le traître à ses amis et à son Dieu. Pire encore, ils « tombaient » encore plus vite qu’avant et voyaient nettement apparaître une terre noire et désolée dans le lointain, prête à les accueillir.


Par Ferora

— Ô ma Déesse ! On va avoir du mal à s’en tirer ce coup-ci ! s’écria Eloah.
— Mes connaissances en magie xélor sont insuffisantes pour arrêter cette chute libre !
— Mais ta maîtrise des sortilèges de protection peut te sauver si on s’écrase. Immunises-toi Fero !
— Quoi ?
— Je ne sais pas comment tu t’y prends, mais fais-le ! Protège ton enveloppe corporelle de tout dégât physique, le choc va être terrible. Discute pas et essaye ! Cette terre semble se rapprocher de plus en plus. J’ai peur.
— Mais toi ? Tu…
— T’occupes pas de moi, concentre tout tes pouvoirs sur toi. Moi, je te servirai pour amortir ta chute. Si on ne fait rien, on va y passer toutes les deux, autant qu’une survive !
— Jamais ! Je ne te laisserai jamais !
— La vie d’un disciple de Sacrieur se terminant à la suite d’un sacrifice est la meilleure mort dont il puisse rêver, surtout si c’est pour toi. Allez ! Maintenant, assez discuté, fais ce que je te dis !

Eloah avait un ton sévère et était fortement déterminée, Ferora lança donc son sort d’immunisation. Cependant, elle le lança sur Eloah qui ne s’aperçu de rien, trop concentrée sur cette terre qui ne cessait de se rapprocher. Eloah songeait aussi aux derniers instants de vie, elle allait sûrement mourir, et elle n’aurait pas eu le temps de retrouver son frère Ahiâm. Un immense sentiment de tristesse envahissait son cœur. Puis, Eloah regarda Ferora et la serra très fort dans ses bras, ne la lâchant plus, en espérant très profondément dans son cœur qu’elle servirait d’amortissement pour Ferora lors de l’atterrissage. Le moment fatidique arriva très vite mais les deux amies avaient déjà fermé les yeux depuis un moment. Puis, une intense lumière traversa leurs paupières fermées. Le réflexe fut le même pour les deux amies, elles ouvrirent les yeux, toujours collés l’une à l’autre. Mais, elles n’eurent pas le temps de voir quoique ce soit.

Il leur sembla juste qu’elles étaient brusquement stoppées dans leur chute, puis, l’inconscience. Quand Eloah ouvrit les yeux, la première chose qu’elle chercha était son amie. Elle l’aperçut alors à quelques mètres d’elle, allongée par terre, inconsciente. Elle se précipita, malgré la douleur, sur Ferora et tenta de la réveiller. Sans succès elle se mit alors à pleurer toutes les larmes de son corps. Quand soudain, cette même lumière intense, avant le choc… Eloah se retourna et vit se dessiner petit à petit la silhouette d’une femme, grande, cheveux longs, allure élégante.

— C’est… C’est… Vous… bégaya Eloah.
— Eloah, reste calme, demanda la femme qui avait une voix infiniment douce, même angélique.
— Vous… Vous me connaissez ? s’étonna cette dernière dont la question fit sourire la jeune femme qui s’avançait toujours de plus en plus vers Eloah dans cette lumière qui diminuait en intensité à chacun des pas qu’elle faisait.
— Je connais chacun de mes disciples, et je veille en particulier sur toi. Tu sembles si forte, mais tu es aussi tellement fragile.
— Ô ma Déesse, Sacrieur… Mais, je… On tombait et… Pourquoi, pourquoi je n’ai quasiment rien alors que Ferora est inconsciente ? Est-elle morte ? Je vous en prie, dites-moi…
— Calme-toi. Si tu n’as rien c’est en partie grâce à ton amie. Elle t’a protégé.
— Quoi ? Mais ! C’est elle qui devait… s’arrêta Eloah bouleversée, elle ne savait pas trop si elle rêvait ou non, tout ceci c’était passé si vite. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
— Ferora a beaucoup d’amour pour toi, tout autant que toi pour elle. Elle fait ce que lui dit son cœur. Ne t’inquiètes pas pour elle, elle a subit un plus grand choc que toi mais heureusement Féca vous a ralentit dans votre chute ! Je vais m’occuper de la remettre sur pieds ! D’ailleurs, toi aussi.
— Féca ? Je ne comprends pas. Et comment, comment pouvez-vous la soigner ? demanda-t-elle aussitôt pendant qu’en même temps qu’Eloah posait ces questions, une seconde silhouette apparaissait derrière Sacrieur, une femme, tout aussi élégante, qui s’avança à son tour.
— Mon sang peut guérir bien des blessures, pas seulement physiques. Tu verras, ton amie sera comme neuve.

Tout en prononçant ces paroles, Sacrieur, qui n’avait cessé d’avancer calmement, s’agenouilla près de Ferora. Elle murmura quelques mots puis s’entailla la paume de la main avec une dague dorée. Elle posa sa main, ensanglantée, sur la tête de Ferora. Du sang de la déesse coulait sur le visage de la jeune disciple de Féca, qui était d’ailleurs maintenant tout près du groupe, et le sang au fur et à mesure qu’il coulait changeait de couleur, il adoptait une couleur dorée et semblait absorbé par la peau de Ferora. Finalement, aucune trace de sang, ni rouge, ni doré, ne demeurait sur le visage de Ferora. Sacrieur se releva alors et fit la même chose sur Eloah, mais beaucoup moins longtemps. Eloah ne savait plus quoi dire, Sacrieur et Féca les avaient sauvés, et les deux déesses étaient là, comme des mères s’inquiétant de leurs enfants.


Par Eloah

Ferora sortie alors, peu à peu, de son inconscience. Au début, sa vue était brouillée. Puis, elle devint de plus en plus claire. Alors, elle voulut s’asseoir, mais ses gestes étaient encore maladroits. Heureusement, Eloah n’était pas loin et l’aida à se mettre à son aise. Soutenue par son amie, elle pu enfin voir son environnement, et notamment les deux superbes femmes qui les regardaient. L’une avait une longue robe rouge irradiée à certains endroits de flammes jaunes et rouges. L’autre portait une jupe de couleur crème striée de bandes au couleur du sang, et un haut de la même couleur, mais aux motifs différents qui la laissait bras nus. Toutes deux possédaient une chevelure d’un blanc incandescent, difficile à regarder, qui descendait jusqu’à leurs pieds. En face de nos deux amies, se trouvaient donc la Déesse de la Protection et la Déesse du Sacrifice.

— Mamora ? Sacrieur ? Où suis-je ? Que s’est-il passé ?
— J’ai ralenti votre chute, ma chère enfant, et Sacrieur t’as redonné des forces, ou plutôt toutes tes forces. S’il-te-plaît, la prochaine fois, ne te mets plus dans des situations aussi dangereuses, je n’aurais pas toujours mon attention sur ce que tu fais. Vous trouverez un passage pour vous ramener à votre temps d’origine à environ cent cinquante pas au nord-est d’ici. Ne tardez pas, ici est le monde de passage entre celui des vivants et des morts. Et nul être vivant ne peut y rester sans subir de graves conséquences.
— Merci, Mamora…

Une seconde plus tard, les deux Déesses avaient disparu. Il ne restait de leur passage qu’un sentiment de bonheur et de douceur extrême qui s’estompait petit à petit.

— Mamora ? s’étonnait Eloah. J’avais l’impression que ce n’était pas la première fois que tu les rencontrais…
— Hum… Oui… C’est vrai. J’avais déjà rencontré la Déesse Sacrieur quelques années plus tôt.
— Hein ?! Comment ça ? Tu as rencontré ma Déesse ?! Attends là… Ce n’est pas possible, seuls les disciples peuvent espérer voir leur Dieu ou Déesse, et seulement le sien !
— Disons que je ne suis pas une disciple comme les autres…
— Ah non ! Cette fois, tu arrêtes tes secrets ! Nous venons de passer à deux doigts de la mort, et nous sommes même encore sur son palier. Alors, cette fois, je ne me contenterais pas de tes phrases habituelles, je veux de vrais explications !

Ferora ne répondit pas immédiatement, elle réfléchissait. Finalement, elle prit une décision :

— Très bien. Tu veux vraiment savoir pourquoi je connais ta Déesse aussi bien ?
— Et aussi pourquoi tu appelles ta Déesse, Mamora.
— Comme tu voudras… soupira Ferora qui lui raconta alors nombre de ses secrets.

— Merci.
— Tu sais, j’ai voulu te le dire dés l’instant où j’ai sû que notre amitié irait loin. Mais… C’est un secret lourd à porter. Je n’avais pas envie de t’obliger à porter un lourd fardeau. Déjà que tu avais perdu presque toute ta famille, je ne voulais pas en rajouter… J’espère que tu me pardonneras…


Par Ferora

— Quelle chose ne pourrais-je te pardonner ? dit Eloah en lançant un clin d’œil à sa complice, ce qui fit sourire Ferora.
— Bon, et bien, il va falloir partir d’ici maintenant. Cet endroit me fait froid dans le dos.
— Pas très joyeux le paysage, en effet…

Alors les deux amies entamèrent leur chemin vers le lieu indiqué par les Déesses, restant vigilantes et faisant attention à chacun de leurs mouvements, elles avançaient sans bruits, d’un pas pressé tout de même. Après de nombreuses minutes de marche, elles durent longer une crevasse, crevasse dans laquelle semblait, au fond, se déplacer un étrange flux de brume grise. Eloah curieuse, se pencha et observa.

— Pss ! Fero, viens voir… murmura-t-elle.
— Quoi ?! On a pas le temps de faire du tourisme, relève-toi et viens ! lui répondit Ferora d’une voix aussi basse.
— Viens voir je te dis, je crois que ce sont des fantômes…

Ferora ne comprenait pas tout ce que disait Eloah tellement elle murmurait. Elle alla donc se poser près de son amie et observa.

— Ça alors !
— Tu vois ! Je te l’avais dit, ce sont des fantômes.
— Ça ne m’enchante pas du tout, rétorqua Ferora. Allez, on file ! exigea son amie quand soudainement Eloah attrapa son bras alors qu’elle se relevait.
— Regarde ! Lean ! s’exclama-telle alors bruyamment.
— Chut ! lança Ferora par réflexe avant que cette dernière n’examine le fantôme désigné par son amie. Tu perds la tête ! Ce n’est pas lui ! affirma-t-elle certaine. Dépêche-toi maint…

A ce moment, un bruit strident provenant certainement d’une créature volante se fit entendre. Sur le coup, les deux amies s’immobilisèrent. Puis, très rapidement, Ferora saisi la main d’Eloah et l’entraîna en courant. Au bout de quelques mètres à vive allure, le cri se fit entendre de nouveau, semblant se rapprocher. Eloah s’arrêta alors et invoqua quatre épées volantes, puis repris sa course de plus belle.

— Qu’est ce que tu faisais ! s’exclama Ferora.
— Je sais pas ! Je tente de nous faire gagner un peu de temps ! Là-bas ! Je crois que j’aperçois au loin le fameux portail.
— Alors, tais-toi et cours !


Commentaires Par Eloah
Page : 1 2

Commentaires sur l’épisode :

Aucun commentaire, soyez le premier !
Ajouter un commentaire






* : Champs obligatoires

Nous contacter | Signaler un bogue | Plan | Règles | Accessibilité | En savoir plus | Flux RSS des brèves | Fero’blog | Portail - ferora.fr
1 visiteur, ces cinq dernières minutes

Le monde dans lequel évolue les personnages n’est pas de notre création, seules leurs aventures propres le sont.
© Ferora La Feu, © Eloah Sacriange, © Unician  et © Gyloise ; © Dofus, © Wakfu, © Ankama
Icônes de Crystal Clear par Everaldo Coelho, sous LGPL

Temps de chargement de la page : 0,01203990 secondes
Valid XHTML 1.0 Transitional CSS Valide ! [Valid RSS]